Quatre nouveaux véhicules et cinq nouvelles recrues pour la zone de secours Hemeco.

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De nouveaux véhicules et de nouveaux pompiers pour la zone Hemeco

La zone de secours Hemeco se porte bien.

Elle vient de recevoir ce mercredi deux nouveaux véhicules de prévention, des SUV Peugeot, d’une valeur unitaire d’environ 16.000 euros ainsi qu’un camion porte container d’une valeur de 260.000 euros.

« Ce camion a une double fonction : transporter les containers de la zone, lors d’étançonnements par exemple, et l’utilisation d’une grue qui pourra soulever deux tonnes. Tout cela était prévu au budget 2018 », précise le Colonel Stéphane Bouquette, commandant de la zone de secours.

Il y a aussi un nouveau camion-citerne d’une capacité de 8.000 litres d’eau et d’une valeur de 285.000 euros inscrits sur le budget 2017.

« C’est un roulement pour le matériel. Le programme est établi à long terme, avec une vue sur 40 ans. Chaque année, en juin, un état des lieux des véhicules est réalisé pour adapter les modifications budgétaires », ajoute le Colonel Stéphane Bouquette.

La zone de secours Hemeco dispose de quatre camions-citernes, un de 9.000 litres d’eau et trois de 8.000 litres, deux camions 4X4 pour les feux de forêt, deux camions porte containers dont un container chimique disponible 24h sur 24, quatre autopompes multifonctionnelles dont une 4X4 pour Hamoir, trois véhicules de balisage dont deux superéquipés, deux véhicules pour le GRIMP (groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux), un véhicule pour les plongeurs, deux canots dont un pour les plongeurs, deux camions IGA (incendie de grande ampleur) avec remorque et trois engins élévateurs aériens : une échelle de 25 mètres, une échelle de 32 mètres et un auto-élévateur.

Portes ouvertes le 6 octobre

Le public pourra découvrir tout ce matériel et le nouveau le dimanche 6 octobre prochain de 11h à 18h à la caserne de Huy lors d’une journée portes ouvertes.

Le bourgmestre de Huy et président du Collège de la zone de secours, Christophe Collignon, est évidemment satisfait. « Les spécificités de Huy sont d’avoir toujours un corps professionnel, d’avoir une caserne qui a été construite en face de la centrale nucléaire et ce n’est pas un hasard et il faut que les communes apportent leur dotation à la zone. Les objectifs sont atteints et nous sommes une zone modèle de ce point de vue là ».

À Hamoir, il y a un poste local composé uniquement de volontaires, entre 35 et 40.

« On doit mettre en place une stratégie pour attirer les jeunes à devenir pompier volontaire. On se félicite que deux volontaires deviennent professionnels mais cela nous amène à les remplacer et nous avons toujours besoin de volontaires. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre, c’est la disponibilité des agents », insiste le bourgmestre de Hamoir, Patrick Lecerf.

Le cadre est complet

Cinq nouvelles recrues ont également été présentées ce mercredi.

Il y a deux capitaines qui sont devenus professionnels le 1er septembre dernier et qui sont encore en stage durant un an et demi ainsi que trois sapeurs pompiers qui étaient volontaires et qui sont devenus professionnels.

« Le cadre est complet », se félicite le Colonel Stéphane Bouquette, en poste depuis 2012 à la zone de secours. « À mon arrivée, les effectifs n’étaient pas au complet. Il a fallu repartir sur de bonnes bases. Sur base des exigences du fédéral, des missions effectuées dans la zone, des statistiques et autres critères, une zone adapte son schéma d’organisation opérationnel et son programme d’acquisition du matériel. Nous avons aujourd’hui 66 sapeurs pompiers et sept officiers. Des réserves ont été constituées et nous avons ainsi déjà gagné du temps sur la procédure de recrutement car il y a ensuite toujours un temps de formation nécessaire. On a par exemple inclus le risque de la Meuse voisine dans notre plan opérationnel. Nous avons donc une unité de neuf plongeurs et deux autres qui sont en formation », indique le Colonel Bouquette.

Une zone de secours est financée par le gouvernement fédéral (dotation) et par les communes. Nous avons ici 15 bourgmestres avec un Collège de zone qui fonctionne bien. Il y a aussi le financement d’Engie qui s’élève à 740.000 euros par an et qui est en cours de renégociation. « Dans l’accord du nouveau gouvernement wallon, il est prévu que les Provinces reprennent progressivement d’ici le terme de la législature le financement des zones de secours. La sécurité n’a pas de prix. Les finances des communes sont de plus en plus difficiles et si l’on s’interroge sur le rôle des Provinces, en voici un qui est primordial. Nous souhaiterions aussi disposer d’un dispatching centralisé », explique Christophe Collignon, pionnier de cette proposition.

Grégory Nollet devient capitaine professionnel

Grégory Nollet a 36 ans et vient de Neupré. « Il me faut 20 minutes en voiture pour arriver à la caserne de Huy. C’est une des raisons principales pour laquelle je ne pouvais pas devenir volontaire », annonce Grégory. Militaire depuis 15 ans en tant qu’officier à la force aérienne, Grégory est devenu capitaine professionnel depuis le 1er septembre dernier.

« Pour moi, c’est un nouveau challenge. Je serai responsable d’un service (Ressources humaines) à l’issue de ma formation d’un an et demi. Ce sont de nouvelles techniques à apprendre. Ce sera passionnant. J’ai la passion du métier. J’aime la diversité des interventions et les contacts humains. Jusqu’à présent, tout se passe bien et il y a une très bonne ambiance dans la zone », avoue Grégory.

Rémy Malhage devient professionnel

Rémy Malhage a 22 ans, est marié et sera bientôt papa de jumelles au début du mois d’octobre ! « Je viens de Hamoir et je suis pompier volontaire depuis cinq ans. J’ai été à l’école du Feu à Seraing durant mes études ainsi qu’à l’EPAMU pour devenir ambulancier. Je suis donc pompier et ambulancier, c’est obligatoire et j’ai aussi mon permis de conduire pour les camions. Quand j’étais volontaire, j’ai travaillé à la Commission européenne à Bruxelles durant trois ans comme « Safety » c’est-à-dire assurer la sécurité incendie et apporter les premiers soins. Je suis sensible à l’aide aux victimes. Pompier est un métier particulier. On ne sait jamais ce que l’on va faire. Il n’y a pas de routine », savoure Rémy. S’il est devenu volontaire, c’est suite au décès de sa maman. « Ma maman est décédée il y a six ans d’une rupture d’anévrisme et je n’ai rien pu faire. Cela m’a poussé à devenir ambulancier et j’ai apprécié la découverte du métier de pompier. À Huy, l’ambiance est bonne et familiale », ajoute Rémy.

 

PAR MARC GÉRARDY

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