Autos déviées par Waze, poids lourds évitant le péage kilométrique… Certaines communes serrent la vis

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« C’est un problème qui est en croissance. Je viens encore de recevoir une plainte d’un habitant de Falaën ». Ce constat cinglant est signé Benoît Godart. Le porte-parole de l’Institut Vias le remarque presque au quotidien : de plus en plus de petites voiries communales sont envahies par le trafic. La faute à qui ? Aux applications anti-bouchons comme Waze. Mais aussi à la taxe kilométrique sur les poids lourds, que certains transporteurs tentent d’éviter en « by-passant » des portions d’autoroutes ou de nationales.

« Ça pose des problèmes en termes de mobilité car ces voiries sont inadaptées et deviennent encombrées », lance Benoît Godart de l’Institut VIAS. « Mais il peut y avoir aussi des soucis de fiabilité et des problèmes de sécurité routière car les quartiers résidentiels ne sont pas faits pour accueillir des dizaines de camions ou de voitures. »

« sauf circulation locale »

Face à ces reports de trafic, les communes se retrouvent face à un casse-tête. « Les voiries communales, c’est quand même 75.000 kilomètres de routes. Un réseau très dense mais pas adapté pour supporter un tel charroi », lance Michel L’Hoost, porte-parole de l’Union des Villes et Communes. « Cela énerve les riverains qui s’en font le relais au niveau des politiciens locaux. Or, un arsenal est à leur disposition à savoir le règlement communal de police. »

Zones réservées à la circulation locale, casse-vitesse… Certaines communes passent à l’action. À Héron, on vient de décider que six rues seront interdites d’accès aux véhicules de plus de 7,5 tonnes. Une signalétique spécifique va donc être installée !

À Baulers, dans l’entité de Nivelles, une petite voirie était utilisée par des navetteurs qui « by-passaient » les bouchons. « Nous avons décidé de réserver la route au trafic local », explique le bourgmestre Pierre Huart. « Mais cette solution n’est pas applicable partout. Et il faut que la police puisse contrôler que la mesure est bien respectée par les automobilistes. »

Du côté de la zone de police Nivelles-Genappes, on confirme que cette limitation a fonctionné. « De façon générale, le bilan est positif et on constate que les rues sont empruntées par 80 % d’utilisateurs en moins », estime le chef de corps.

Enfin il y a l’exemple radical de Kortenberg, commune flamande en périphérie de Bruxelles, qui a installé des caméras qui reconnaissent automatiquement les plaques de voiture. Si vous n’êtes pas un habitant et que vous passez un peu trop souvent dans les rues aux heures de pointe, un courrier arrive à votre domicile. Tarif : 55 euros !

Par GUILLAUME BARKHUYSEN

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Waze prend en compte les modifications

Waze fonctionne grâce aux signalements des utilisateurs, mais aussi des communes. Du côté de la Waze Belgium Community, qui regroupe une série d’éditeurs-modérateurs, on connaît bien ces changements. « On peut adapter la carte en identifiant les rues comme une rue « privée ». L’algorithme évite cette route sauf si la destination ou le départ se trouvent dedans ou si toutes les autres options sont barrées » nous explique Tom Puttemans de la Waze Belgium Community. « Cependant, il faut que des panneaux C3 « accès interdit », avec un panneau « excepté circulation locale », soient réellement installés. »

 

Par GUILLAUME BARKHUYSEN

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