Le projet du pilote Renaud Verreydt de Nandrin parmi les diplômés d’ALPI

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Treize nouvelles activités sont en voie de lancement dans la région. L’ASBL ALPI a remis à une douzaine de candidats leur certificat de gestion obtenu dans le cadre du programme Alpi créateurs. La remise des diplômes s’est déroulée à Huy ce vendredi dans les bâtiments de l’avenue Delchambre.

Parmi les diplômés, le nom de Renaud Verreydt est cité, l’ancien pilote professionnel lauréat des rallyes du Condroz, d’Ypres ou encore des boucles de Spa. « Je porte un projet de service de location et de maintenance de voitures de rallyes historiques, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Après un an de construction, nous nous apprêtons d’ailleurs à inaugurer ce week-end à Chimay notre première voiture dans le cadre d’une course regroupant les 140 meilleures Escort d’Europe », glisse celui qui fêtera son soixantième anniversaire la semaine prochaine.

Durant sa carrière, le pilote nandrinois a notamment roulé sur la scène internationale. « Après une quinzaine d’années professionnelles, j’ai laissé l’automobile de côté puis j’ai récemment initié ce projet de préparation de voitures et teams pour rallyes historiques afin de rester actif. Je suis passionné par les années 70-80. »

Le pilote explique les raisons de sa participation au module  : « Des gens très compétents apportent leur regard et suivent le projet. Le programme aborde tout : les subsides, les relations commerciales, la fiscalité, la comptabilité et les investissements, car ces choses évoluent. Des liens se sont tissés avec les autres diplômés. »

Plusieurs organismes participent à l’organisation de ce programme : l’IPEPS Huy-Waremme, Meuse Condroz Hesbaye et ALPI.

« L’obtention de ce certificat de gestion représente surtout le point de démarrage d’une nouvelle aventure, tant pour un nouvel emploi que pour la création d’une activité d’indépendant », indique Didier Pire, conseiller en création d’entreprise.

Le succès des formations s’explique aussi par le taux de pérennité élevé des entreprises lancées par Alpi, de l’ordre de 85 % à 90 % à 3 ans.

« Les compétences acquises grâce à ce parcours importent au moins autant que le diplôme. Nos jeunes indépendants et diplômés témoignent de l’importance de préparer un projet avec professionnalisme. Car si les bases ne sont pas maîtrisées, le lancement s’annonce hasardeux », prévient Didier Pire.

« Il y a une masse de choses à savoir et ce papier représente à la fois l’énorme travail fourni et les compétences acquises », abonde Etienne Fievez, directeur de l’IPEPS.

Conseillère en création d’entreprise au sein de ALPI, Cindy Franz estime que « de nouvelles portes vont s’ouvrir au terme de cette formation en gestion, mais d’autres formes d’accompagnement restent envisageables. »

C’est là que Meuse Condroz Hesbaye intervient : « MCH sert de lien entre une entreprise de la région et les pouvoirs publics pour l’obtention des aides ou leviers dans le développement de l’activité », conclut Jordane De Moliner en guise de rappel.

«Expérience riche et ateliers très utiles»

Ce module ALPI créateurs 2019, en collaboration avec l’IPEPS et MCH permet à divers profils de personne d’obtenir leur certificat de gestion. Ce diplôme sert à des reconversions, permet le lancement d’une nouvelle activité et atteste de l’encadrement professionnel d’un projet pendant une durée certaine. Quatre jeunes indépendants ont ainsi reçu leur certificat de gestion dans des secteurs divers : un centre de pêche récréative, une journaliste indépendante en matières sportives, un peintre en bâtiments et un spécialiste en plafonnage et enduits écologiques.

Les neuf diplômés, aux situations différentes, touchent aussi des domaines variés. Outre l’ancien pilote professionnel Renaud Verreydt dans la préparation de voitures historiques pour rallyes, on trouve comme projets : la conception d’objets de décoration en matériaux recyclés, un studio d’animation, la préparation de lunchs et boîtes à tartines pour enfants, le commerce de vêtements floqués, la gestion de projets industriels, une boucherie artisanale à Hannut, un foodtruck de tacos à Huy ou encore un coaching bien-être et organisation de pratique du jeûne.

Sahin salue « une formation solide dans un esprit de solidarité. » Silvie relève « une expérience humaine enrichissante et une confrontation nécessaire du projet face à la réalité. » Martin souligne « des ateliers utiles pour se lancer et un encadrement compétent. » Alex apprécie « les solutions proposées quand on est perdu au commencement de son projet. »

 

Par JULIEN MARIQUE

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