Les tracteurs sont de sortie sur nos routes jusqu’au début de l’automne, prudence et compréhension

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En cette période de l’année, les tracteurs peuvent rouler très lentement à cause de leur imposant chargement dû aux moissons. Il faut donc décélérer à temps pour ne pas les emboutir.

Voici quelques jours, les automobilistes se rendant à Huy ont maudit un agriculteur qui les a obligés à se traîner sur plusieurs kilomètres à cause d’une succession de virages et de lignes blanches. L’imposant rouleau métallique qu’il traînait derrière lui et qui oscillait d’un côté à l’autre de la chaussée incitait à la prudence au moment de dépasser.

La scène a été immortalisée par la passagère d’une voiture.

Nous avons soumis la vidéo à l’Institut Vias pour vérifier si un tel convoi était conforme aux règles de circulation.

« Ce ne l’est pas du tout. L’article 45.1 précise qu’un véhicule ne peut pas laisser traîner sur la chaussée une partie de son chargement. L’amende est de 116 euros », indique Benoît Godart, porte-parole de Vias.

Si un policier était passé par là, il aurait pu aussi verbaliser sous le motif que le rouleau dont on entend clairement le grondement peut abîmer le revêtement routier.

« Cela dépend aussi de la vitesse effective du tracteur, mais on pourrait aussi invoquer le fait qu’il roulait beaucoup trop lentement. En fait, c’est la première fois que je vois un tel comportement. Il aurait pu charger son rouleau dans une remorque », estime le spécialiste de la sécurité routière.

Gare à la boue

Les remorques débordant de ballots de foin sont nettement plus courantes. « J’en ai encore photographié une voici quelques jours .

L’agriculteur s’était fait accompagner par un petit véhicule pour attirer l’attention », explique Benoît Godart.

Mais le plus gros problème demeure la terre accumulée sur la chaussée à la sortie des champs. « Pour l’instant, elle est sèche. Mais elle va se transformer en boue dès qu’il va pleuvoir, un risque de dérapage pour les voitures et encore plus pour les motards.

En cas d’accident, le fermier sera considéré comme en partie responsable selon la jurisprudence », prévient notre interlocuteur. L’agriculteur est donc tenu de nettoyer la chaussée après son passage.

« La difficulté, c’est quand il repasse une dizaine de fois au même endroit pendant la journée, on ne peut pas lui demander de faire place nette à chaque fois. Il a d’autres chats à fouetter », reconnaît le spécialiste.

Il y a quelques années, l’Institut Vias avait dû mener une campagne de prévention pour inciter les exploitants agricoles à être plus vigilants quant aux amas de terre laissés derrière eux.

Globalement, le message avait été bien intégré, mais il y a toujours des exceptions.

Par YANNICK HALLET

 

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