Attention !!! Toujours plus d’accidents dans les zones 30 en Wallonie !!!

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Selon une étude de l’Agence pour la période 2014-2018, on constate un pic des accidents corporels dans les zones 30 en septembre, mais surtout en octobre. « Nous observons aussi une hausse – moins prononcée – en mai et juin. Il recommence à faire beau à ce moment et des parents laissent leur enfant aller seul à l’école », indique le porte-parole de l’AWSR.

Au niveau des heures de la journée, les sinistres corporels surviennent surtout le matin entre 8h et 9, et le soir entre 16h et 17h. Logique, les zones 30 sont surtout implantées auprès des écoles et il y a davantage d’usagers dans les rues à ce moment-là. « Nous constatons aussi un pic les mercredis et les vendredis vers midi », souligne notre interlocuteur.

Les statistiques de l’Agence montrent aussi que 2018 a été, avec 334 accidents corporels, la pire année depuis 2014 (303). « Depuis 2015, les chiffres augmentent de manière régulière dans la même proportion. C’est la conséquence du nombre croissant de zones 30 », note Pierre-Laurent Fassin. Le phénomène est identique en Flandre où l’on est passé de 1.729 en 2014 à 2.050 en 2018 et à Bruxelles (156/431).

En cinq ans, 25 personnes ont perdu la vie dans une zone 30 au sud du pays, contre 44 au nord et 9 à Bruxelles.

31 % de piétons

Les piétons ne représentent que 31 % des victimes (blessés et tués) dans une zone 30 en Wallonie. Les usagers des voitures sont plus nombreux (45 % du total). Les cyclistes et les cyclomotoristes arrivent à égalité (8 %), devant les motards (5 %). « L’écart de vitesse entre les voitures peut jouer. Plus on roule vite, plus l’impact est important. À 30 km/h, la distance d’arrêt d’un véhicule sur sol sec est de 13,5 mètres. À 50 km/h, elle double (26 m). Si le conducteur doit s’arrêter, cela peut faire toute la différence », relève Pierre-Laurent Fassin.

Et de rappeler que les conséquences d’une vitesse inappropriée peuvent être dramatiques pour ceux qui ne sont pas protégés par la carrosserie d’une voiture : « Sachant qu’un piéton à 95 % de chance de survie à 30 km/h mais uniquement 53 % à 50 km/h, on comprend bien toute l’importance de respecter la limitation ». Et pour ceux qui l’oublieraient : « un excès de vitesse jusqu’à 10 km/h est passible d’une amende de 53 euros. Au-delà de cette limite, c’est 11 euros par km/h supplémentaire en plus des 53 euros. Au-dessus d’un excès de 30 km/h, la personne est renvoyée devant le tribunal ».

Par Y.H.

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