Le nouveau slogan de la campagne, En cas d’incendie, fermez la porte!

Lien permanent

« Pour veiller à quitter à temps l’habitation lorsqu’un incendie éclate, il est essentiel de fermer un maximum de portes intérieures. De cette manière, la fumée est retenue le plus longtemps possible et le chemin d’évacuation vers l’extérieur reste exempt de fumée pour un maximum de temps. La fumée est en effet mortelle ! », rappellent les responsables du service Sécurité et Prévention du SPF Intérieur. Et ce message vaut pour toutes les habitations.

Pas besoin d’avoir une porte coupe-feu pour fermer ses portes et ralentir la progression du feu et des fumées.

Cette campagne de sensibilisation sera portée par toutes les zones de secours du pays à partir du 14 septembre prochain. Un sondage mené fin 2018 par l’ANPI (Association nationale pour la lutte contre l’incendie et le vol) a en effet démontré que le Belge ne se préoccupe pas beaucoup de la sécurité incendie dans son habitation : à peine 1 personne sur 4 ! Et seuls 3 Belges sur 5 sont prêts à investir dans la sécurité.

Plan d’évacuation

« Le Belge semble toujours penser que ce genre d’accident n’arrive qu’aux autres et qu’il n’y a donc pas péril en la demeure ». Or chaque année, les incendies tuent. En 2018, on a déploré un total de 54 décès et 2019 ne s’annonce pas bien puisque l’on dénombre déjà 41 personnes décédées dans des incendies alors que l’hiver, saison propice aux incendies, n’a pas encore débuté.

Le détecteur incendie est une autre façon de se prémunir. Il est obligatoire en Wallonie et ne deviendra obligatoire en Flandre et dans les locations à Bruxelles qu’à partir de 2020. À l’heure actuelle, seuls 7 Belges sur 10 ont installé un détecteur de fumée. Encore faut-il bien l’entretenir (lire ci-contre) et en faire bon usage. Toujours selon l’enquête de l’ANPI, lorsqu’on leur demande quelles démarches ils entreprennent lorsque le détecteur de fumée se déclenche la nuit, seuls 3 % des Belges pensent à fermer les portes (intérieures). Autre conseil donné aux particuliers : préparez un plan d’évacuation, pour fuir votre habitation à temps en cas d’incendie. Les spécialistes insistent : il faut éviter d’encombrer les escaliers et les couloirs par des objets divers et, pourquoi pas, s’entraîner à évacuer sa maison dans le noir. Car en cas d’incendie, on doit aussi évoluer à l’aveugle, à cause des fumées.

En 2018, 54 personnes sont décédées dans 48 incendies. Les victimes étaient surtout des hommes (33) et surtout des personnes âgées. « Les seniors ont environ 2,5 fois plus de risques de mourir dans un incendie domestique », précise l’ANPI. Les 54 décès de 2018 sont surtout survenus en Wallonie (33), qui devance largement la Flandre (16 décès) pourtant plus peuplée.

Cigarette, électricité,...

Quelles sont les causes principales des incendies d’habitation ? « Nous ne disposons pas de données précises à ce sujet », répond Thomas Gijs, du service « Prévention Incendie » de la DG Sécurité et Prévention au SPF Intérieur. « Mais les causes principales des incendies ne sont pas nécessairement les causes principales des incendies fatals. Par exemple, le fait de cuisiner est probablement la cause principale des incendies, mais cause paradoxalement moins d’incendies fatals. Le fait de fumer est, par exemple, une des causes qui est régulièrement avancée pour des incendies fatals (quelqu’un qui s’endort dans le fauteuil ou dans son lit en fumant), tout comme des incidents causés par une défaillance électrique ».

Dépoussiérez vos détecteurs!

Il ne suffit pas d’avoir un détecteur de fumée pour sauver des vies ! Il faut aussi le placer, l’entretenir et le changer après un certain temps. Ça paraît bête à dire, mais selon l’étude de l’ANPI, parmi les Belges n’ayant pas encore installé de détecteur de fumée, 1 sur 5 en a au moins un rangé dans son armoire ! Selon cette enquête, 13 % des Belges ne sont pas disposés à installer un détecteur de fumée ! Ils expliquent ce refus par le fait qu’il ne s’agit pas d’une obligation (en Flandre du moins), parce qu’ils louent (et que c’est le bailleur qui est tenu d’installer ces détecteurs) ou parce que ce n’est pas important ou trop cher à leurs yeux. « Il est pourtant possible d’obtenir une protection suffisante avec un budget modique », insiste l’ANPI. « Dans une habitation moyenne, il faut prévoir 5 détecteurs. Ceux-ci coûtent environ 25 € chacun. Avec 125 €, l’habitation est protégée pour 10 ans. Une telle protection coûte donc 12,5 €/an, soit un peu plus d’1 €/mois ». Un détecteur doit être dépoussiéré (et testé) une fois par mois. Sa durée de vie est d’environ 10 ans.

Par FRANÇOISE DE HALLEUX

 

Source 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel