Les accidents avec des produits nocifs pour la santé touchent tout autant les enfants quand ils sont à la maison que quand ils sont à l’école

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700 appels pour intoxications dans les écoles par an

Les accidents avec des produits nocifs pour la santé touchent tout autant les enfants quand ils sont à la maison que quand ils sont à l’école. Médicaments, plantes, nettoyants pour les sols… Les dangers sont disséminés un peu partout.

Un produit ménager qui traîne à la maison et votre fils s’en met dans les yeux. Une erreur entre deux flacons de médicaments pour soigner votre aînée. De l’encre d’un stylo avalé par le petit-cousin qu’on garde durant le week-end… De tels accidents peuvent très vite arriver à la maison. Tout comme à l’école ! « En 2018, nous avons reçu plus de 700 appels suite à des intoxications dans les écoles, qu’il s’agisse ou non d’un empoisonnement. Il y a eu environ 760 victimes, des enfants de tous les âges et de tous les niveaux d’éducation », nous confie le Centre Antipoisons.

Avant de partir chez le médecin ou aux urgences, les établissements scolaires ont de plus en plus souvent le réflexe d’appeler la permanence d’information toxicologique du Centre Antipoisons. « Les médecins ou pharmaciens du Centre évaluent la gravité de l’intoxication, donnent des indications sur les premiers soins, déterminent la nécessité d’une intervention médicale et orientent l’appelant vers le service le plus approprié », précise-t-on. « Ce sont d’abord et avant tout des enseignants, des directeurs qui prennent contact avec nous. Mais il y a aussi parfois des parents qui constatent que quelque chose est arrivé à l’enfant à son retour de l’école. Ces appels concernent généralement l’ingestion accidentelle de produits et le contact des produits avec la peau ou les yeux. L’inhalation de produits chimiques, par exemple en laboratoire, a également lieu ».

Les médicaments constituent le groupe le plus souvent à l’origine des accidents et des appels vers la permanence. « Les enfants emportent les médicaments avec eux à l’école. Ces derniers doivent être pris sous la supervision des enseignants. Des erreurs sont parfois commises à cet égard. Mais, il arrive que les élèves prennent des médicaments avec eux sans prévenir l’enseignant et/ou les parents. Ils les donnent à d’autres qui ne sont pas autorisés à prendre de tels remèdes », affirme Patrick De Cock, porte-parole du Centre Antipoisons.

D’autres substances sont à l’origine d’intoxications. « Les plantes avec lesquelles les enfants entrent en contact sur le terrain de jeu ou pendant les voyages sont à l’origine de nombreux appels téléphoniques. Arrive ensuite la catégorie des jouets, du bricolage et du matériel d’écriture. Les conséquences de l’exposition à ce dernier groupe sont généralement limitées, car ils sont non toxiques. Nous avons aussi des appels à l’aide liés au matériel des cours de chimie, du laboratoire ou des ateliers techniques. Ces produits sont souvent dangereux. Enfin, il y a les incidents liés aux produits ménagers lorsque ceux-ci traînent notamment dans les bâtiments scolaires sans aucune surveillance ».

Chez un urgentiste, illico !

Sur les 760 petites victimes d’expositions dangereuses, 134 ont directement été envoyés à l’hôpital en raison d’une intoxication plutôt grave à très grave. Les médecins du Centre Antipoisons ont conseillé à 81 autres de se rendre aux urgences si les symptômes persistaient ou s’aggravaient.

ALISON VERLAET

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