Les cinq dernières années 2.854 enfants âgés de 3 à 17 ans ont été victimes d’un accident de la route sur le trajet de l’école en Wallonie

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Prudence en rentrant de l’école les jeudi et vendredi soirs

De manière générale, les sinistres surviennent davantage en soirée (15-19 h) qu’en matinée (6 h-9 h) ou à midi (11 h-14 h). C’est le jeudi soir qui est le plus à risque, de justesse devant le vendredi soir. Mais si l’on tient compte de l’ensemble de la journée, on recense davantage de victimes le vendredi. « On peut penser que c’est la fin de la semaine et que les élèves sont à la fois fatigués et en même temps excités d’être bientôt en week-end », avance Pierre-Laurent Fassin.

L’analyse de l’âge des victimes est révélatrice : les 3-11 ans représentent 39 % et les 12-17 ans 61 %. « À cet âge-là, et l’entrée en secondaire, ces jeunes adolescents vont seuls à l’école sans peut-être encore avoir l’habitude de ce qu’il faut faire en cas de situation dangereuse. C’est aussi la tranche d’âge qui commence à se déplacer en deux-roues », relève l’AWSR.

Si on compare les deux tranches d’âges, on observe que les 3-11 ans sont surtout victimes lorsqu’ils se déplacent en voiture (53 % des victimes), à pied (33 %) ou à vélo (7 %). Pour les 12-17 ans, les piétons (38 %) sont devant les occupants de voiture (28 %) et les cyclistes (12 %). Les statistiques de l’Agence ne tiennent pas compte d’un nouveau mode de déplacement qui enregistre une forte progression ces derniers mois : la trottinette électrique.

Trottinettes électriques

Pour l’instant, elle est surtout utilisée par des adultes, mais les jeunes pourraient suivre le mouvement. « Actuellement, il n’y a pas d’âge légal pour utiliser ce genre d’engin. Mais je déconseille à un enfant de 9 ans de le faire, même s’il est accompagné par un parent. Le mieux est d’attendre d’être en secondaire, de s’équiper en conséquence et de faire preuve de prudence. Sauf si on roule au pas d’homme, ces trottinettes électriques doivent aller sur la chaussée et évoluer au sein d’un trafic qui n’est pas encore bien habitué à ce genre d’usagers », explique Pierre-Laurent Fassin. Ces trottinettes peuvent monter jusqu’à 25 km/h, ce qui implique une bonne analyse de la situation et des réflexes.

La marche à pied a néanmoins encore de beaux jours devant elle. Et le chemin de l’école demeure périlleux. Toujours selon les statistiques de l’AWSR, les accidents de jeunes piétons y sont nettement plus nombreux que les jours de week-end ou les semaines de vacances scolaires.

Par YANNICK HALLET

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