Attention bientôt de nouvelles ordonnances

Lien permanent

Il y aura du changement en matière de prescription à partir du 1er novembre. « Actuellement, une prescription peut être utilisée durant un an. Pour obtenir un remboursement, il faut toutefois venir dans les trois mois chercher ses médicaments. Mais, un nouveau format va faire son apparition à partir de novembre. Sur ces documents, il y aura soit une date de péremption imposée par le médecin, soit ils seront valables au maximum trois mois. Après ces dates, ils ne seront plus présents dans le système informatique où sont aujourd’hui regroupées tous les prescriptions de nos clients », nous confie Sandrine, une pharmacienne.

Pour la digitalisation

 

« On fait coïncider la validité légale et la durée permise de remboursement », a explicité Alain Chaspierre, le porte-parole de l’Association pharmaceutique belge aux journalistes de la revue médicale « Le Spécialiste ». « Les ordonnances périmées seront effacées du système. Un pharmacien qui scanne un code RID pourra voir si la prescription est toujours valable. Le patient peut s’en assurer également à partir du Personal Health Viewer ». Autre avantage au système. « Un médecin peut décider, en prescrivant des antibiotiques, de conférer à son ordonnance une durée de 15 jours. Cela évitera que le patient revienne des semaines plus tard les demander, en automédication », précise-t-il.

Ce changement est avant tout lié à l’arrivée officielle des e-prescriptions. Si de nombreux médecins ont déjà passé le cap de la digitalisation, ces versions électroniques seront obligatoires à partir du 1er janvier 2020.

« De nombreux patients ne viennent jamais chercher leurs médicaments prescrits. Des documents inutiles qui s’accumulent sur recip-e, le serveur qui rassemble tous ces prescriptions. Cela peut provoquer des lenteurs et bugs. La péremption plus rapide des prescriptions dès novembre permet de libérer des espaces de stockage sur le serveur et éviter tout incident », ajoute-t-elle. Selon l’Association pharmaceutique belge, les patients donnent jamais suite à « 15 % des prescriptions établies électroniquement ».

ALISON VERLAET

Source 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel