Il n’y a jamais eu autant de donneurs d’organes inscrits au Registre national !!! Et vous ?

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Grâce à la sensibilisation, le record est battu d’année en année

« S’enregistrer officiellement comme donneur est très simple et rapide. Il suffit de se rendre au service ‘Population’ de sa commune. L’employé vous demandera votre carte d’identité et vous fera compléter un formulaire de consentement. Ce dernier est disponible sur internet, vous pouvez donc le remplir chez vous et venir à la commune avec. Il faut y mentionner votre prénom, nom, date de naissance, lieu de naissance, numéro de registre national et adresse. Il faut ensuite faire un choix entre quatre cases : s’oppose à tout prélèvement d’organes et de tissus, se déclare expressément donneur (volonté expresse), lève la déclaration d’opposition ou lève la déclaration de volonté expresse. Comme le montrent les choix du formulaire, il est possible à tout moment de revenir sur sa décision d’être donneur d’organes ou non », nous explique Léa, employée communale dans le Hainaut. « Une fois le document complété, le travailleur communal encodera les données dans le Registre National et vous remettra un accusé de réception confirmant votre inscription comme donneur d’organes ».

Une hausse constante

Une démarche que réalisent aujourd’hui de très nombreux Belges. On bat même chaque année des records en la matière. Alors qu’ils étaient 90.379 donneurs d’organes en décembre 2009, ils étaient 205.938 cinq ans plus tard et 282.996 huit ans après. En avril dernier, nous avons dépassé la barre des 350.000 avec 361.552 donneurs confirmés.

Le nombre de personnes s’opposant au don d’organes après leur mort reste, lui, stable. Sur l’ensemble de la population belge, ils sont 196.684 à avoir enregistré ce choix auprès de leur commune.

Ce n’est plus un tabou

« Ce record de donneurs s’explique par les campagnes de sensibilisation ces dernières années. Les associations réalisent des séances d’informations pour rappeler que tout Belge est potentiellement donneur selon la législation. Les médecins demandent toutefois l’accord des familles qui refusent le prélèvement dans 20 % des cas. Poser un tel choix permet donc aux proches de ne pas se torturer avec de telles questions », continue un médecin urgentiste. « Mais, ces chiffres records s’expliquent surtout par la mise en avant de cette cause lors des dernières élections. Dans de nombreux bureaux de vote, des greffés et associations étaient présents pour sensibiliser au don. Il était même possible de s’enregistrer comme donneurs dans certains d’entre eux ».

« Ça a vraiment éveillé les consciences », ajoute Léa. « Les personnes qui viennent s’inscrire m’expliquent que parler du don d’organes n’est plus tabou. Je remarque aussi que cet acte est mûrement réfléchi en famille et plus seul dans son coin ».

Concrètement, le 14 octobre dernier jour des élections communales, 15.602 citoyens se sont enregistrés auprès de leur commune. Mais, certains ont préféré cogiter sur la question. Ainsi, le lendemain, ils étaient un peu plus de 1.500 à le faire. Le 16 octobre, ils étaient environ 2.300 à rendre leur formulaire consentement complété.

Mais insuffisant

Le SPF Santé publique et les associations se réjouissent de cette évolution et comptent bien réitérer de telles campagnes dans les années à venir… Surtout que la demande en organes comme le cœur, les poumons, le pancréas, le foie et les reins reste fortement supérieure à l’offre !

ALISON VERLAET

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