L’Anthisnoise Cécile Volkel va apporter une aide psychologique aux jeunes golfeurs

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Il ne suffit pas d’avoir du talent, un potentiel athlétique hors norme, ou même des qualités techniques au-delà de la norme pour devenir un sportif de haut niveau. Le mental joue un rôle aussi important que le physique dans la réussite d’un athlète.

C’est vrai pour tous les sports. Récemment, Reggie Jackson, le meneur de jeu de l’équipe des NBA Pistons, n’a pas hésité à le rappeler à tout le monde dans le film High Flying Bird : « Même lorsqu’on a atteint le haut niveau, la différence entre les joueurs se situe au niveau du mental car tous sont talentueux. »

Robert Waseige aussi était convaincu qu’il était nécessaire pour un sportif de pouvoir bénéficier d’un coaching mental.

Christophe Grégoire, l’ancien Diable rouge, confirme : « Lors de mon passage à Anderlecht, nous bénéficions d’une aide à ce niveau. » Tous les plus grands athlètes, de Tiger Woods à LeBron James ont au minimum travaillé leur mental.

Le golfeur belge Laurent Richard, qui a évolué sur plusieurs tours européens professionnels et enseigne depuis plus de 20 ans, en est parfaitement conscient et entend lancer prochainement une nouvelle formule d’apprentissage et de perfectionnement de sa discipline de prédilection au Golf Five Nations de Durbuy-Méan. L’objectif : travailler le physique, la technique et le mental des golfeurs tout en rendant la discipline accessible au plus grand nombre. C’est là qu’intervient la Liégeoise Cécile Volkel.

Consciente que l’état psychologique d’un athlète influe inévitablement sur ses performances, elle s’est lancée dans le coaching mental et développement personnel en effectuant une formation intensive.

Aujourd’hui, elle travaille avec des sportifs de tous niveaux : cyclistes, joueurs et joueuses de tennis… et, évidemment, des golfeurs. Laurent Richard compte donc faire appel à ses services pour l’épauler et travailler le mental des élèves. « En sport, le mental bloque souvent à un moment où à un autre », explique-t-elle. « Mon travail consiste à accompagner les athlètes à se libérer, à se révéler. Pour ce faire, nous fixons ensemble des objectifs concrets avec la personne. Il importe tout d’abord d’identifier le frein, ensuite on active un levier pour évoluer. Mais pas question de se prendre la tête.

Il est important que la démarche soit positive. Oui, il y a un souci, mais il y a aussi et surtout une solution ! En effet, il est préférable d’appréhender le problème avec bienveillance, en le relativisant. Cela aidera à trouver une solution. » Et la coach de donner un exemple concret : « La personne m’explique ce qui se passe dans sa tête et ce qu’elle ressent dans son corps au moment où un match bascule ainsi que les circonstances qui l’entourent.

Je l’invite alors à revivre cette situation, à se projeter afin d’identifier l’émotion (par exemple la peur) qui se cache derrière. Il y a toujours quelque chose derrière une peur. Que ce soit la peur de la victoire, de la défaite, la crainte de décevoir… Le but est d’identifier cette peur et d’accompagner la personne à l’accueillir plutôt que de la refouler. Lorsque la personne parvient à comprendre à quel moment la peur s’empare d’elle et influe donc sur son jeu, il est possible de mettre en place une stratégie, ensemble, pour évoluer et performer. » Ensemble, un point nécessaire dans le processus. Car Cécile Volkel accompagne la personne qui, elle, en contrepartie s’engage à s’investir et réaliser des efforts.

Dans le cadre du golf, elle prendra en charge les élèves en groupe. « Le projet est actuellement en cours de finalisation et la préparation mentale fera partie intégrante du programme. Certes tous les jeunes sportifs ne deviendront pas des champions, mais il est possible de porter plus haut chaque enfant, en associant à l’approche technique et tactique, une approche mentale. Et ça, c’est déjà très bien ».

Pas question de marteler les participants de concepts psychologiques rigides. Le sport doit avant tout avoir l’épanouissement personnel pour vocation. L’état d’esprit dans lequel on le pratique est aussi important, et sans nul doute essentiel à la performance, que la technique.

J.V

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