Manu Huet bien connu sur le Condroz et Manu Bortolotti vont parcourir 300 km dans les Alpes!

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Le hasard des courses en commun a mis en présence Manu Bortolotti et Manu Huet. Quelques mots, puis des conversations, puis un projet s’installant dans leurs ambitions de coureurs au long cours.

« Manu et moi avons déjà couru toutes les courses longues de l’UTMB », explique le premier, administrateur-délégué d’une société de construction. Nous nous sommes vite aperçus que nous avions des cartes d’identité « trails » assez similaires. Comme dans les jeux vidéos, il nous manquait le dernier étage, la PTL, à faire à deux. Après quelques contacts, on a décidé de s’inscrire pendant les dernières vacances de Noël… »

Arrivait alors la préparation. Logistique et physique.

« L’idée était de s’entraîner dans les conditions de la course, telles qu’on allait les rencontrer », enchaîne Manu Huet, journaliste de profession. « Des entraînements de nuit pour s’habituer à la privation de sommeil, une allure moins élevée, mais pendant plus longtemps, avec toujours une attention portée sur les sensations de l’autre, la gestion des GPS et des cartes. Ce fut instructif et nécessaire… »

6 à 10 kilos sur le dos

C’est que le morceau est gros pour la centaine d’équipes étant autorisées à participer. 300 km dans les Alpes, à faire en « non-stop » (libre à chacun de prendre les temps de repos qu’il souhaite), entre 6 et 10 kilos sur le dos de chacun d’eux (matériel obligatoire de sécurité oblige), un passage à 3200. Des endroits où il ne fait vraiment pas bon avoir le vertige (ils ont dû signer un document qui stipulait qu’ils maîtrisaient la haute-montagne, avec tout ce que cela implique en termes de technicité).

« Nous sommes conscients qu’il s’agit d’une course d’engagement, de stratégie et de mental », estime Manu Bortolotti. « Moi, personnellement, c’est un aspect qui me plaît. La gestion de l’effort. En plus, on va voir des choses magnifiques. Si je nous estime capable d’arriver au bout ? C’est en tout cas notre objectif. Maintenant, tellement de choses peuvent se passer. Ce qui est sûr, c’est que pour savoir si nous sommes capables de le faire, il faut au moins tenter le coup… »

Même état d’esprit chez son coéquipier, clairement. « J’ai déjà été beaucoup plus stressé avant un départ d’ultra », confie Manu Huet. « Peut-être est-ce dû au fait que l’on sera deux cette fois. Je n’ai en tout cas pas peur que mes jambes lâchent. Par contre, une grosse entorse ou une chute, bref des choses qu’on ne maîtrise pas trop, oui, j’y pense un peu. Le classement final ? Je n’y pense vraiment pas. En ce qui concerne le rythme à mettre sur cette course, je veux juste partir assez vite que pour ne pas être stressé par la gestion des barrières horaires. On va donc, en tout cas je le vois ainsi, marcher et courir pendant les premières 24 heures. On sait ce que c’est : on l’a déjà fait. Je sais que je gère assez bien la fatigue. Je résiste bien à la privation de sommeil. Mes potes me surnomment même le Phénix parce qu’après un down, je récupère très vite… »

Par ERIC VERSCHUEREN

La PTL, c’est quoi?

300. le nombre kilomètres à faire dans les Alpes, de Chamonix à Chamonix.

Départ. Le lundi 26/8 à 8 heures.

Dénivelé. 25.000 mètres de dénivelé positif

Temps maximum. 152h30 (des barrières horaires devront être respectées)

Equipe. Les coureurs sont par équipes de 2 ou 3 (111 au départ cette année)

Autonomie complète. Ils peuvent toutefois se changer sur trois bases de vie prévues sur le parcours. Les participants peuvent évidemment dormir le temps qu’ils veulent dans des refuges ou sur des bases de vie, mais le chrono tourne.

Le parcours n’est pas balisé. Les équipes doivent rallier des points en s’aidant de GPS et de cartes.

Nos deux régionaux

Manu Bortolotti. Hutois, adminsitrateur-délégué d'une société de construction, 41 ans, marié et deux enfants.

Manu Huet. Bois et Borsu, journaliste aux éditions l'Avenir, 41 ans, marié et trois enfants.

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