Il possède un jardin de 520 fleurs artificielles!

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520 : c’est le nombre de fleurs artificielles disposées aux quatre coins de la maison de Georget Dauphin, un fier Gaumais de 88 ans, à Virton. « Je trouve cela joli. Il arrive que certaines personnes s’arrêtent devant ma propriété pour prendre des photos, cela m’amuse. D’autres passants disent qu’ils sont ébahis par mon jardin. Il y a aussi d’autres personnes qui trouvent cela moche mais bon, les goûts et les couleurs ne se discutent pas », rigole Georget. On vous laisse également faire votre propre avis avec les photos ci-contre.

Mais si aujourd’hui, les fleurs recouvrent la quasi-totalité de la propriété de Georget, cela n’a pas toujours été le cas. Cette passion est née suite à un drame personnel vécu par l’octogénaire. « Ma femme et moi étions des férus de jardinage, mais nous aimions les vraies fleurs. Et puis, il y a cinq ans, ma femme est décédée. Je voulais continuer à jardiner, pour elle. Mais un jour, alors que j’étais en train de repiquer des pensées, celles-ci ont été détruites par le gel. Après réflexion, je me suis dit que des fleurs artificielles étaient plus pratiques », sourit le Gaumais.

C’est ainsi qu’au bout de plusieurs heures de travail acharné, Georget a enfin pu constater l’étendue de sa réalisation. « Ne croyez pas que cela ne demande pas d’entretien. Elles sont peut-être artificielles mais je les lave une fois par an grâce à une solution de javel et d’eau. Il faut aussi sarcler les plantations pour éviter les mauvaises herbes. Mais dans tous les cas, mes plantes ne risquent pas de souffrir de la sécheresse. »

 

 

Depuis, il est en quelque sorte devenu l’une des vedettes de son quartier de la rue du Bosquet de Virton. « Je plaisante pas mal là-dessus. Là où j’habite, on appelle cela « la maison aux fleurs » et moi, on m’appelle le « fleuriste ». C’est un surnom qui me plaît bien », s’amuse-t-il.

Mais le jardin de Georget n’est que la partie visible de l’iceberg.

De la véranda jusqu’au salon en passant par la cuisine, c’est un festival de couleurs qui arracherait (presque) la rétine. « Il y en a partout », concède-t-il.

« Sauf dans ma chambre, le seul endroit où les fleurs naturelles prennent place. »

Pour éclairer son étonnant jardin, Georget peut compter sur une cinquantaine de lampes d’extérieur. « Mon jardin n’a jamais été dégradé par des inconnus. Mais je me suis déjà fait voler des lampes à plusieurs reprises. La dernière fois, ce n’était pas plus tard qu’il y a quelques jours. »

Lorsqu’on demande au Gaumais s’il compte encore installer de nouvelles fleurs artificielles, l’homme répond du tac-au-tac.

« J’ai encore deux caisses remplies de fleurs à la cave, il faudra bien qu’elles servent un jour ou l’autre.

Et puis, dès que je vois de nouvelles en fleurs en magasin, je ne peux pas m’empêcher de les prendre. »

SIMON MARTIN

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