Année catastrophique pour les pommes et les poires

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Ce n’est vraiment pas une bonne année pour les producteurs de pommes et de poires. Il y a d’abord eu de nombreux épisodes de grêle, ce qui est assez rare en Belgique, et déjà 30 à 40 % de la production ont été touchés.

Puis est venue la chaleur : jamais nos pommiers n’avaient connu températures aussi élevées. Résultat : des pommes brûlées qui pourrissent et qu’il faut faire tomber au sol pour ne pas contaminer le reste de la production. Serge Fallon des Vergers de la Vallée à Eghezée parle de 15 à 20 % de pommes qu’il faut jeter. Selon lui, c’est même pire dans le Limbourg avec une perte de 40 %. Et c’est la même situation dans toute l’Europe. Notamment en Pologne, principal concurrent de notre pays dans ce secteur : la production y serait déficitaire de 35 %.

Secteur en crise

Les conditions climatiques ont également joué sur le calibre : les pommes seront un peu plus petites qu’à l’ordinaire. Mais ce qui intéresse surtout les consommateurs, c’est le prix. Serge Fallon explique qu’il sera bien évidemment adapté et que nous paierons le fruit plus cher.

Ce sera pareil pour les poires même si elles ont mieux résisté aux intempéries.

« Si nous connaissons encore une année de ce type », conclut Serge Fallon, « beaucoup de producteurs vont disparaître en Belgique. » Le secteur est en effet en crise depuis maintenant 5 ans. Outre les conditions climatiques, il y a également eu l’embargo russe sur les poires. « Or », explique Serge Fallon, « de nombreux producteurs ont misé sur plus d’hectares pour ce fruit. Si cela continue dans ce mauvais sens, 25 à 30 % des exploitations pourraient disparaître dans les années à venir. »

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