Le réseau loup lance un sondage pour que la population détermine le nom du premier loup wallon

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Le Réseau loup souhaiterait donner un nom au loup des Hautes Fagnes, aperçu en juin 2018. En effet, il semblerait que celui-ci ait établi durablement son territoire en Wallonie. Il laisse d’ailleurs régulièrement des indices de sa présence au sein de son territoire comme des restes de proies, des déjections, des poils… Certains ont même eu la chance de l’observer.

« Il est là depuis un an et attend une compagne ! », indique Corentin Rousseau du WWF.

Un sondage va être lancé par le Réseau loup afin de donner un nom à l’animal. Cela faciliterait la communication entre les différents acteurs du réseau, le SPW, les naturalistes, chasseurs, éleveurs et gardes forestiers, mais aussi avec les médias et les citoyens. Pour choisir le nom de l’animal, chacun de ces acteurs a émis une proposition. Et les Belges auront la possibilité de choisir parmi les propositions en question qui sont Fagnus, Wolfgang, Akela, Romulus et Lucky.

présence en hausse

Depuis quelques années, le loup est de retour dans la plupart des pays européens, notamment en Belgique. Le nombre de passage de ces grands prédateurs sur notre territoire s’explique par l’augmentation de la population de loups en France et au Pays-Bas. Officiellement, ils sont trois à être bien établis dans le pays : Naya et August, les loups du Bourg-Léopold, dans le Limbourg, et le loup des Hautes Fagnes. Par ailleurs, Naya avait été aperçue en mai 2018, le ventre arrondi, ce qui laissait penser que la louve était en pleine gestation.

« Nous ne pouvons pas encore dire formellement si la louve a mis bas mais August a été photographié en train de transporter de la nourriture à plusieurs reprises, ce qui laisse présager que les petits louveteaux sont bien là », indique Corentin Rousseau, responsable de la thématique Loup au WWF.

Depuis 2016, au moins quatre loups ont été aperçus en Wallonie, tous des mâles. Trois d’entre eux étaient issus de la lignée d’Europe centrale et le dernier de la lignée italo-alpine. Selon le Réseau loup, trois de ces prédateurs n’auraient fait que traverser la Wallonie puisque plus aucun indice de leur présence n’a été relevé par la suite.

Les différents acteurs du Réseaux loup souhaitent aujourd’hui sensibiliser le public à la cause du loup et rendre la cohabitation possible. « Il faut se préparer à son grand retour ! Les loups n’ont pas d’impact direct sur la biodiversité », explique Malcolm Eeman, de Natagora. « Le loup est tout à fait adapté à notre écosystème belge ».

Il aurait même un impact favorable sur celui-ci, confirme Corentin Rousseau. « Les sangliers et les biches qui ont une influence défavorable sur la pousse de la végétation ont tendance à plus se disperser quand un loup est dans les parages », explique-t-il. « Le loup permet également de réguler certaines espèces d’herbivores. À un niveau sanitaire, il se nourrit des cadavres et en débarrasse la forêt ».

PAULINE GOVAERT

 

Source 

 

Le Réseau loup propose à tous les Belges de voter pour l’un des cinq noms proposés par les différents acteurs du réseau : le Département Nature et Forêt et le Département de l’Étude du milieu naturel et agricole du SPW, ainsi que des représentants naturalistes, chasseurs et éleveurs.
Fagnus, Wolfgang, Akela, Romulus, ou Lucky ? Pour donner votre avis, il suffit de vous rendre sur

https ://wwf401442.typeform.com/to/JHzlI7 et de choisir le nom que vous préféreriez voir attribué au loup des
Hautes-Fagnes, aperçu pour la première fois en juin 2018 en province de Liège.
Le sondage qui démarre aujourd’hui prendra fin à la mi-septembre. -
P.G.

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