Il s’est reconverti dans la fauconnerie

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Un fauconnier s’installe à Hamoir

Sébastien Gerkens s’est installé il y a moins d’une semaine à Hamoir. Ancien ouvrier dans le bâtiment, il y a trois ans, il s’est reconverti dans la fauconnerie suite à un accident de travail. Si il n’a jamais considéré devenir fauconnier plus jeune, il a toujours été fasciné par les oiseaux. En attestent les dizaines de tatouages qui recouvrent son corps, notamment une chouette sur le cou. Mais ne vous laissez pas méprendre par son look atypique, Sébastien Gerkens déborde de douceur quand il parle de ses rapaces. « Je ne pensais pas que je ferais ça un jour. Depuis trois ans, j’ai la chance de travailler pour Falcon’s Residence (une société qui organise, entre autres, des spectacles de fauconnerie). C’est la première fois de ma vie que je me lève le matin sans avoir l’impression d’aller au travail. Je suis totalement épanoui dans ce milieu », raconte Sébastien Gerkens. Pendant deux étés, le fauconnier a assuré les spectacles au domaine de Palogne (Ferrières). Cet été, il travaille au Château de la Roche (La Roche-en-Ardenne).

Sa passion ne s’arrête pas au travail. Il possède dix oiseaux, âgés de un an à trois ans, tous plus majestueux les uns que les autres. Attention, ils ne les élèvent pas, ni ne les dressent, mais ils les affaîtent. L’affaitage reprend en réalité l’ensemble du temps consacrer au dressage et aux soins des oiseaux. Cette pratique, qui remonte au Moyen-âge, demande beaucoup de patience. « Je consacre deux heures par jour au nourrissage, au soin et à l’entraînement. C’est un travail à temps plein. Comme un fermier avec ses vaches, il n’est pas possible que je passe une journée sans m’en occuper », confie le fauconnier.

L’affaitage des rapaces

En plein cœur de la commune de Hamoir, on ne s’attend pas à trouver dix rapaces au coin de la rue. C’est pourtant le cas chez Sébastien, et il n’est pas le première d’après le bourgmestre, Patrick Lecerf. Dans le fond du jardin, quelques chapelles en bois provisoires abritent les oiseaux de grande envergure. « Quand nous serons installés, je ferai les demandes de permis d’urbanisme pour une volière, mais les oiseaux sont déjà confortables », rassure Sébastien.

Quand on voit la taille de ces rapaces, on peine à croire qu’ils puissent être apprivoisés. Comme nous l’explique Sébastien, le secret réside dans la relation établie entre le fauconnier et l’animal. « Quand ils sont jeunes, on les nourrit à la main. Une fois qu’il commence à voler, je les entraîne à voler sur mon gant en me mettant à 50 centimètres de la cage, et puis à un mètre, et ainsi de suite. Et on répète ça chaque jour », explique Sébastien Gerkens, tandis qu’il nourrit sa chouette Harfang d’un morceau de poussin. Petit à petit, leur instinct de chasse se développe, et c’est de cette façon qu’ils finissent par participer aux spectacles. « Mes oiseaux ne font pas de spectacles, je les ai pour mon plaisir, mais si mon patron décide qu’ils sont assez doués pour participer, ce sera avec plaisir ! ».

L’intelligence hors-norme du corbeau

Parmi ses protégés, Sébastien Gerkens compte un Grand Corbeau, Dolo. L’animal, terriblement bruyant, demande beaucoup d’attention. Doté d’une intelligence exceptionnelle, le Grand Corbeau a aussi le plus gros cerveau de toutes les espèces d’oiseau. Il a un attrait particulier pour le jeu. Dolo possède d’ailleurs pas mal de jouets !

« En spectacle, les fauconniers font cette expérience avec les Grands Corbeaux : dans un perchoir horizontal, il accroche à une corde un seau avec de la nourriture à l’intérieur. Au lieu de plonger sa tête dans le seau, le corbeau fait remonter la corde avec son bec jusqu’à atteindre la nourriture », explique Sébastien. Il s’agit, à la base, d’une expérience pour évaluer l’intuition et la résolution de problèmes chez le corbeau.

E.F.

 

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