Lancé en janvier dernier, le label « Prix Juste Producteur » regroupe déjà 300 producteurs.

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Un prix juste pour le travail agricole

Combien vaut le lait que vous achetez tous les jours ?

Voici la question posée par le quiz proposé par le « Prix Juste Producteur sur la Foire ».

Chaque jour, l’activité permet à l’un des participants de remporter un panier de produits. Pourtant, le jeu est loin d’être anodin.

Son but est de sensibiliser le public aux coûts de l’alimentation et à la rémunération du producteur, souvent trop faible par rapport au prix de vente.

De ces constats est née l’idée du label « Prix Juste Producteur », lancé par le Collège des Producteurs. Depuis son lancement en janvier dernier, 300 producteurs ont obtenu ce label et 200 sont en cours de labellisation.

La démarche définit les rapports entre le producteur et l’acheteur, de manière à ce que le prix de vente respecte le coût de production. « En moyenne, un producteur gagne entre 10 % et 15 % du prix de vente », déplore Emmanuel Grosjean, coordinateur du Collège des Producteurs.

Pour obtenir le label, 15 critères sont à respecter. Mais le label n’impose pas un prix payé au producteur : il vise à garantir les relations entre le producteur et l’acheteur. Autrement dit, les producteurs redeviennent maîtres de leur pouvoir de négociation auprès des acheteurs et peuvent faire respecter les coûts de production.

Ce label semble trouver tout son sens dans une année marquée par les marches pour le climat et par la montée d’une nouvelle sensibilité écologique et éthique.

La consommation évolue

Au sein de la Foire, nous avons eu également la chance de rencontrer deux de ces producteurs.

L’un s’appelle Francis Dupont. Il est pisciculteur bio, pionnier de la filière en Belgique. L’autre est l’éleveur Olivier Mathonet, qui transforme ses produits. Le résultat ?

Une truite bio qui expose ici pour la première fois son label « Prix juste producteur ».

Olivier Mathonet, lui-même au sein du Collège des Producteurs, s’est immédiatement passionné pour le label. « On se rend compte qu’un prix juste est nécessaire pour éviter la disparition des richesses du terrain », explique-t-il. « Pour quelques centimes en plus par kilo, le producteur peut mieux s’en sortir. Et cela ne pèse pas beaucoup sur le consommateur ». Il se rend compte, tout comme Francis Dupont, que la consommation et le bio évoluent. « Les gens commencent à prendre conscience des enjeux », observe Francis Dupont. « Maintenant, cela ne veut pas forcément dire que cela va de pair avec les comportements d’achat. Il faudra probablement une génération pour que cela change », note le pisciculteur.

En plus de cette truite wallonne, une quarantaine de produits sont labélisés pour l’instant. D’autres le seront bientôt. De quoi espérer une consommation plus responsable à l’avenir.

par LAVINIA ROTILI

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