Le secteur du commerce ambulant se réinvente pour attirer une clientèle plus jeune, les marchés nocturnes et bio de plus en plus populaires

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À l’heure où les commerçants ambulants doivent se faire à nouveaux modes de consommation, de nouvelles tendances se dégagent. Il s’agit des marchés bios et des marchés nocturnes.

Si, pour l’instant, la plateforme « Les Marchés de Belgique » ne dispose pas de chiffres précis, elle perçoit que, tant les villes que les associations de commerçants, sont en demande de marchés nocturnes.

« Les marchés nocturnes donnent la possibilité de combiner plusieurs activités, notamment des activités ludiques et des animations dans un quartier », affirme Franco Cianciavecchia, fondateur de la plateforme. Ce succès est clairement lié au calme dont le consommateur peut profiter au soir, loin de ses tracas de boulot et de la vie quotidienne. Ceci explique certainement le succès du marché nocturne de Solre-sur-Sambre, qui a connu un véritable succès au mois de juin.

Un succès

Du côté du Comité des fêtes local, on se réjouit du succès de ce premier marché nocturne. « Il y avait énormément de monde. Il est difficile de donner une estimation mais nous sommes sans doute aux alentours des 5.000 passages sur la soirée » explique l’un des membres. « Certains artisans ont même écoulé tout leur stock pendant la soirée ».

Un succès confirmé également par les commerçants présents sur le site, comme Cindy Dropsy, qui tient un magasin de produits locaux et bio, « Le petit rustique », et qui était sur le marché pour exposer ses produits. « Je reste persuadée du fait que, pendant les marchés nocturnes, les gens ont le temps de se balader, de profiter. Il s’agit d’un moment convivial. On prend du temps pour soi et pour faire ses achats comme on ne le ferait pas en journée », explique celle qui s’est lancée dans le secteur il y a sept mois.

Des publics différents

En effet, pendant la semaine, les marchés rassemblent un public différent, fait majoritairement de gens plus âgés et de très peu de jeunes. « Les marchés qui se déroulent pendant la semaine vivent principalement grâce aux anciens clients », affirme Franco Cianciavecchia. Ce sont plutôt les marchés du week-end qui réussissent à attirer les jeunes et toutes les tranches d’âge en général. Pour continuer à attirer du monde, le secteur change. La prochaine étape, pour le secteur, sera de s’adapter à la communication sur le web.

Le bio est en croissance en Wallonie: +15%

Parmi les nouvelles tendances, on retrouve aussi le bio, qui se développe de plus en plus. À l’heure où, en Wallonie, une ferme sur sept est bio, de nombreux marchés d’un jour ou du week-end sont axés sur les produits du terroir ou issus de l’agriculture bio.

Comme le relève Franco Cianciavecchia, de la plate-forme « Les Marchés de Belgique », les régions qui proposent le plus de marchés bio sont le Brabant wallon et la région bruxelloise. Ce type de marché est cependant une denrée rare dans le Hainaut où non seulement les produits bio ne sont pas très nombreux mais aussi où les commerçants vivent quelques difficultés.

Du côté d’Arlon, sur le marché bio qui se tient chaque vendredi à l’Espace Milan, on retrouve Jean-François Depienne, agriculteur bio connu pour son investissement personnel dans ce marché. Les produits de son exploitation agricole, « Bio-Lorraine », sont vendus à la fois sur le marché et dans les épiceries bio. Pour l’agriculteur, il s’agit d’une manière de gagner sa vie. En effet, il est difficile de s’en sortir uniquement avec un stand sur un marché.

En général, le bio connaît une belle croissance, même si sa place, en termes de parts de marché, reste modeste. En effet, si la consommation en produits bio a augmenté de 15 %, elle reste tout de même assez faible : le bio ne représente que 4,2 % du total wallon et la clientèle est encore occasionnelle et peu régulière.

PAR L.R.

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