Le producteur de patates peut s’assurer contre l’excès de pluie!

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La période de couverture de l’assurance va du 1er octobre au 15 novembre, une période à risque car liée à la récolte des tubercules.

«L’avantage de ce type d’assurance est qu’il n’y a pas besoin qu’un expert vienne sur le terrain évaluer les dommages. Si le seuil indiciel est dépassé, il y a une indemnisation automatiquement 15 jours après», explique Xavier Bordet, chargé de mission au service d’études de la Fwa.

Concrètement, la Wallonie a été subdivisée en six zones de précipitations homogènes. Pour la région de Gembloux, par exemple, le seuil de déclenchement a été fixé à 250 mm de précipitations. Si ce niveau est dépassé durant la période de risque, l’assurance interviendra automatiquement. L’indemnisation s’élève à 50 euros par hectare et par millimètre de pluie au-delà de 250 mm, avec un plafond à 5.000 euros par hectare. Le montant de la prime d’assurance est le même pour les six zones. Et l’agriculteur peut, s’il le souhaite, n’assurer qu’une partie de sa surface de culture de pommes de terre.

«Cette assurance, une première en Belgique, est une demande des agriculteurs et a été créée par des agriculteurs. Nous allons développer d’autres produits, pour les céréales, par exemple, avec comme paramètre la sécheresse. On espère lancer cette assurance dès l’année prochaine. A terme, nous souhaitons aussi lancer une assurance multirisques en horticulture», indique encore Xavier Bordet.

L’assurance paramétrique sera distribuée via le réseau de secrétaires -près d’une soixantaine en Wallonie- de la Fwa. Ce type de couverture peut être une première réponse aux épisodes climatiques extrêmes rendus de plus en plus fréquents par les changements climatiques et peuvent provoquer des pertes de rendements parfois sévères dans les exploitations agricoles.

 

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