Une mécanique surboostée ,ils jouent à «Fast&Furious» , info dans les faits divers

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Ce mardi, en début d’après-midi, des automobilistes circulant sur la E40, entre Berloz et Waremme, ont contacté la police. Des conducteurs se livraient à des concours d’accélération dignes de la franchise hollywoodienne Fast&Furious.

Pendant que des véhicules se chargeaient de ralentir les autres usagers, les « concurrents » prenaient position sur les bandes de circulation. Devant la rangée de bolides, une voiture donnait le top départ. Sur quelques centaines de mètres, les pilotes pouvaient ainsi pousser leur mécanique dans ses derniers retranchements. La police des autoroutes d’Awans est intervenue. Sur base du signalement des véhicules livré par les témoins de ce petit manège, les auteurs ont été interceptés à Loncin, un peu avant l’échangeur.

Malgré cette rapide intervention de la police fédérale, coincer les chauffards n’est pas évident. « Sans possibilité d’objectiver la vitesse des conducteurs, on ne peut pas dresser de P.-V pour une infraction liée, justement, à la vitesse », nous explique-t-on à bonne source.

Une mécanique surboostée

Impossible également d’immobiliser les véhicules pour leurs modifications. En ouvrant le capot des bolides d’Outre-Manche, les policiers ont effectivement fait face à une mécanique surboostée, notamment via du protoxyde d’azote. « Ils ne sont pas soumis aux règles belges. Nous pouvons faire quelque chose uniquement lorsque le véhicule est modifié à l’extérieur et qu’il constitue un danger. Mais pour les modifications techniques, nous sommes coincés. »

Il a donc fallu se tourner vers les documents des véhicules : le point faible de nos vaillants Anglais. « Sur les 7 conducteurs, 4 n’avaient pas les papiers ».

Véhicules saisis

Les véhicules ont donc été saisis et amenés au poste de police d’Awans, situé près de la bretelle d’accès autoroutière. Les trois Anglais qui avaient leurs documents ont pu repartir. Pour les quatre autres, il a fallu rester un peu au poste de police… La faute à une absence de collaboration entre notre pays et la Grande-Bretagne, en matière de sécurité routière. « Si nous arrêtons un Bulgare, par exemple, nous pouvons rapidement savoir s’il est immatriculé et assuré via un logiciel informatique. Mais avec l’Angleterre, cela n’est pas possible. Les Anglais ont donc contacté leur DIV, pour qu’elle nous fasse parvenir les preuves que les quatre Anglais en défaut de documents étaient, in fine, en ordre. »

Cette intervention – qui peut sembler anecdotique puisqu’il n’y a pas eu d’interpellation ni de P.-V au parquet de police – entre dans le cadre d’une problématique plus large : celle des Anglais qui traversent notre territoire pour rejoindre le Nürburgring. « Pour 30 €, ils peuvent faire un tour de piste sur le circuit. Mais avant, ils s’amusent un peu sur nos autoroutes liégeoises. »

PAR ALLISON MAZZOCCATO

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