Pour 3 fois moins cher, ils s’offrent sushis, menu libanais, vin, pain, pâtisserie…

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317.225 utilisateurs profitent des invendus de « Too Good To Go »

Vous sortez du travail épuisé, sans courage pour préparer le repas. Sur votre smartphone, l’application Too Good To Go (qui vous a géolocalisé) vous signale qu’à proximité, un resto libanais a encore 1 « panier » disponible.

Vous le réservez, vous vous y présentez, vous payez votre menu 10 € au lieu de 30 € et vous rentrez à la maison avec un bon repas exotique à déguster. « L’autre soir, je me suis présenté pour un panier au Sun 7 de Seilles et j’ai reçu pour 4 € un cubi de vin rouge (Cavalier Roi) d’une valeur de 25 €), des biscuits et des viennoiseries. La préposée m’a même ajouté quelques pains qu’elle comptait jeter. C’était juste avant la fermeture, j’ai vraiment réalisé une bonne affaire ! », se réjouit Cédric Kinif, 33 ans, d’Andenne. Julie, 31 ans, n’est pas mécontente du service. « Au Yayami, à Namur-centre, j’ai reçu une dizaine de makis (mini-sushis) pour 3,99 € », témoigne-t-elle. « Pas cher du tout, d’autant que le cuisinier les a fabriqués devant moi ! Par contre, la cliente qui me précédait en a reçu une trentaine pour le même prix ! Il y a parfois des injustices. »

Rien n’empêche en effet un commerçant d’être plus généreux. L’heure à laquelle on vient chercher sa réservation peut influencer le contenu du panier. Il faut accepter le jeu : le commerçant partenaire est libre de mettre ce qu’il veut comme aliment, tant qu’il respecte le tarif d’un tiers du prix.

Des femmes de 25-35 ans

Créée au Danemark en 2016 et lancée en mars 2018 en Belgique, Too Good To Go permet à chacun de s’engager à son échelle contre le gaspillage alimentaire.

Le concept connaît un joli succès dans notre pays. Avec un bémol toutefois. « Dans les centres-villes comme Namur, il y a de plus en plus d’utilisateurs. Du coup, les paniers partent très vite, il faut réserver de plus en plus tôt sinon, on n’a plus rien en fin de journée », regrette Julie.

« Nous sommes victimes de notre succès », admet Marine Couturier, attaché de presse de Too Good To Go. « Il faudrait que davantage de commerçants adhèrent à notre plate-forme. Pour cela, nous comptons sur les utilisateurs eux-mêmes. Ce sont eux qui tentent de convaincre les restos, les épiceries, les magasins… de participer à la lutte contre le gaspillage. Ils sont nos meilleurs ambassadeurs ! » On compte à ce jour, en Belgique francophone, 1.178 commerçants partenaires et, depuis mars 2018, 104.778 « repas » ont été sauvés de la poubelle. L’utilisateur type ? La femme qui travaille, âgée de 25 à 35 ans, mais aussi les étudiants. Précisons que le commerçant doit ristourner 1,29 € à Too Good To Go, sur chaque panier vendu, quel que soit le prix de celui-ci.

PAR FRANÇOISE DE HALLEUX

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