Attention à vos cuves à mazout

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Au moins 3.500 cuves à mazout fuient et polluent le sol wallon

Un quart des citernes à mazout enterrées ont plus de 40 ans. Pour certaines, le temps a fait son œuvre, mettant à mal l’imperméabilité des parois et le combustible s’écoule insidieusement dans le sol. Selon une estimation réalisée en 2010, la Wallonie compte près de 216.000 cuves enfouies. « Sur la base d’un taux de fuite de l’ordre de 3,5 %, le nombre de réservoirs défectueux est compris entre 3.500 et 8.500 », explique le cabinet du ministre wallon de l’Environnement. Toujours selon les estimations en vigueur, 6.600 réservoirs enterrés avant l’an 2000 ont entraîné, et continuent à entraîner, une contamination du sol.

« Un réservoir fuyant peut représenter un potentiel de pollution de plusieurs m³ de sol et/ou de plus de 1.000 m3 d’eau. Les coûts de dépollution se chiffrent généralement à plusieurs dizaines de milliers d’euros, ce qui peut avoir des conséquences financières considérables pour le citoyen. De plus, un réservoir fuyant, c’est aussi une perte financière nette liée à la perte de mazout », détaille le cabinet Di Antonio.

Les propriétaires concernés vont recevoir un sérieux coup de pouce de la Région. Le Gouvernement wallon vient d’approuver un nouveau cadre légal pour les citernes de plus de 500 litres. Il permet aux citoyens et entreprises wallonnes d’accéder au plan d’aide PROMAZ pour faire face aux frais de dépollution. Ce fonds est doté de 100 millions d’euros dédiés à l’assainissement des sols pollués par du mazout perdu.

« L’intervention financière s’élèvera à un maximum de 200.000 euros pour un bâtiment résidentiel et à 100.000 euros pour un bâtiment avec une autre fonction, par exemple des bureaux », précise la porte-parole du ministre de l’Environnement. Les premières demandes d’intervention financière pourront être introduites par les particuliers dès 2020 et ce durant les trois ans qui suivront le démarrage du plan PROMAZ.

En cas de découverte d’une pollution, il est obligatoire d’en aviser la police, le Service public de Wallonie et le collège communal.

Certifier sa citerne

« C’est pour éviter de genre de situation que faire examiner et certifier son réservoir à mazout est obligatoire lors de la vente d’un bien immobilier », indique le cabinet Di Antonio. Le système de certification est équivalent à la mise en conformité des installations électriques lors de la vente d’un bien. Les frais de la certification, à réaliser par un organisme agréé, sont à charge du vendeur. Si l’installation n’est pas conforme, l’acheteur disposera de trois ans pour mettre sa citerne en conformité, de deux ans en zone de protection de captage d’eau.

 

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