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Les chiffres des accidents causés par l’alcool

Très précisément 4.036 accidents qui ont entraîné des « dégâts corporels » et où l’alcool a joué un rôle. On est au-delà de dix accidents par jour (sans compter ceux, bien plus nombreux, qui ont été caractérisés uniquement et heureusement par des dégâts matériels).

Cela signifie qu’un conducteur avait trop bu dans plus d’un accident grave sur dix. « Ces chiffres sont particulièrement élevés même s’ils sont meilleurs que ceux enregistrés en 2010. À l’époque, l’on dénombrait encore 5.474 accidents corporels impliquant un conducteur sous influence, soit 12 % du nombre total des « accidents corporels », selon l’avis de l’Institut Vias qui vise à améliorer la sécurité routière, ainsi que la mobilité et la sécurité en général.

Le pic à Tournai et Virton

Vias s’est emparé de ces statistiques et les a décortiquées arrondissement par arrondissement, ce qui donne une image plus qu’intéressante de ces sinistres.

« On voit des différences assez nettes entre les arrondissements flamands et wallons », précise Benoît Godart, le porte-parole de l’Institut. « En Wallonie, c’est à Tournai et à Virton qu’il y a le plus d’accidents avec un conducteur alcoolisé : 20 %, soit exactement un accident sur cinq ! C’est presque trois fois plus qu’à Anvers (7 %) ou Bruxelles (7 %). »

Petite consolation, Tournai fait quand même mieux qu’en 2017 où 23 % des accidents avec blessés et/ou tués concernaient (au moins) un conducteur sous l’emprise de l’alcool. « Il ne faut toutefois pas perdre de vue que Tournai est également un lieu de sortie pour les Français. Cela joue un rôle », précise M. Godart. « Dans ce classement, Tournai pâtit un peu de sa situation géographique. »

Vous pouvez lire par ailleurs les résultats de 20 arrondissements wallons, ainsi que de Bruxelles. Entre parenthèses, les données pour 2017. C’est ainsi que l’on voit que Virton fait nettement moins bien (+ 4 % d’une année à l’autre). Soignies (+3 %), Philippeville (+2 %), Ath et Waremme (+1 %) sont les autres « mauvais élèves » wallons… Mais on peut également positiver et dire que onze arrondissements wallons sur vingt ont fait mieux en 2018 que l’année précédente.

Le meilleur élève reste Verviers qui présente des statistiques à « un chiffre », seulement 9 % d’accidents avec « dégâts corporels » où l’alcool a joué un rôle.

La Flandre fait mieux

La situation est beaucoup moins favorable au sud qu’au centre du pays (seulement 7 % de cas). La Flandre fait également mieux en moyenne, même si l’on a vu un bond de 7 % de ces accidents à Tielt (de 10 à 17 %) Viennent ensuite Courtrai (12 %, -2 % en 2018 par rapport à 2017), Alost (12 %, -3 %), Ostende et Bruges (10 %, statu quo), Gand (10 %, -1 %) et Anvers (7 %, +1 %).

DIDIER SWYSEN

En été, les 25-34 ans se trouvent le plus sous influence

Bob n’est pas de sortie que l’hiver. Depuis cinq ou six ans, des campagnes de contrôle du taux d’alcoolémie et de sensibilisation à cette problématique cruciale sont aussi menées en été, plus précisément de juin à la fin des vacances, ce qui en fait une opération même plus importante qu’en hiver.

Ce n’est pas simple pour les zones de police, car il y a beaucoup plus d’événements organisés en été : festivals (où peut parfois aussi se poser le problème de la conduite sous influence de la drogue), « apéro party », barbecues, marchés estivaux, etc.

« L’été, les sollicitations pour boire de l’alcool sont plus nombreuses, et pas seulement dans les festivals. Cela transparaît dans les chiffres d’accidents de la route. On note une nette différence en juillet et en août par rapport au reste de l’année, quasiment dans toutes les tranches d’âge », nous expliquait récemment Pierre-Laurent Fassin, porte-parole de l’Agence wallonne pour la sécurité routière (AWSR).

L’agence a décortiqué les statistiques des dernières années.Résultat : de toutes les tranches d’âge, ce sont les 25-34 ans qui étaient le plus sous l’influence de la boisson : 20 % pour la période de juillet-août contre 17 % pour le reste de l’année. Viennent ensuite les 18 à 24 ans, avec des pourcentages respectivement de 18 et 17 %. Les 35-44 ans enregistrent aussi une légère hausse durant les vacances : 16 % au lieu de 15 %. Pour les autres catégories, les chiffres n’évoluent pas : 14 % pour les 45-54 ans, 12 % pour les 55 à 64 ans et 6 % pour les seniors.

L’année dernière, un Belge sur quatre a été soumis par la police à un contrôle d’alcoolémie. De ce fait, le pourcentage de conducteurs positifs est de moins en moins élevé. « Lors de la campagne BOB de l’été 2018, la police a réalisé 324.000 contrôles. Seuls 2,7 % des conducteurs contrôlés avaient trop bu, soit le meilleur résultat jamais enregistré », note Benoît Godart de l’Institut Vias.

Une enquête récente de cet Institut montre que les Belges boivent volontiers un petit verre même lorsqu’ils doivent reprendre le volant. Près d’un Belge sur trois (30 %) admet avoir conduit après avoir bu de l’alcool au cours du mois écoulé. Après la Suisse et le Portugal (tous deux 34 %), c’est le pourcentage le plus élevé des 28 États membres de l’Union européenne. La moyenne européenne s’élève à 21 %. Avec un pourcentage de 5 %, la Hongrie est le meilleur élève de la classe. La Suède (8 %) et la Finlande (9 %) obtiennent également de bons résultats en la matière.

C’est précisément parce qu’un seul verre peut déjà s’avérer dangereux que le slogan de cette édition estivale est le suivant : « 100 % BOB. 100 % sobre ! »

par D.SW.

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