Ils sont confrontés à des litiges insolites

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Mais en quoi consiste le métier de médiateur ? Il peut s’agir d’avocats, de notaires ou de personnes extérieures qui vont guider les différentes parties dans la résolution du conflit. « Je vais sur place avec un autre regard sur les choses. Je cherche à percer l’abcès jusqu’au bout », explique Bernard Castelain, médiateur. Un service qui n’est pas gratuit et qui coûte en moyenne 90 €/h. Un montant à diviser entre les différentes parties.

Les litiges traités par Bernard Castelain sont nombreux, ils peuvent aller du simple arbre qui gène la vue d’un voisin à des situations plutôt insolites : « J’ai eu affaire à un propriétaire dont l’un des locataires s’était plaint de la servitude de passage de la propriété. Un riverain l’empruntait plusieurs fois par semaine dans le but d’observer la voisine par la fenêtre de la salle de bain », raconte-t-il. Grâce à la médiation mise en place, Bernard a obtenu une limitation de la servitude à seulement plusieurs fois par an.

Des litiges tout aussi improbables ont été recensés au service de médiation de la Ville de Huy : « Nous avons un dossier concernant un coq qui réveille chaque matin le voisinage ou encore celui d’une personne qui filme le chien de ses voisins dans le but de prouver que celui-ci défèque sur sa propriété », nous explique-t-on.

Dans tous les cas, les deux parties doivent être volontaires pour faire appel à un médiateur. Depuis la nouvelle loi de juin 2019, les magistrats sont d’ailleurs dans l’obligation de proposer le recours à une médiation aux différentes parties. Si celle-ci est refusée par l’une d’elles, les procédures judiciaires seront à charge de la partie refusant la médiation.

 

PAULINE GOVAERT

 

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