Les disputes entre voisins sont en hausse cet été

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Mais que faire si vous êtes confronté à ce type de conflit ? Il est possible de régler le litige de plusieurs manières : en passant, soit par la Justice de Paix, soit par un médiateur agréé par la Commission fédérale de médiation.

Dans le premier cas, deux choix s’offrent à vous. En effet, il est possible de choisir le recours à un huissier de justice (une procédure judiciaire longue qui vous coûtera environ 300 euros), ou la conciliation, une procédure totalement gratuite qui vous permettra peut-être de trouver un compromis avec votre voisin. Si vous faites le choix de vous diriger vers un médiateur agréé, celui-ci tentera d’apaiser les relations avec votre voisin dans le but d’aboutir à un accord entre les deux parties qui pourra, par la suite, être homologué par le Tribunal de première instance.

L’agent de quartier

Mais dans toutes les circonstances, le premier médiateur reste l’agent de quartier. En effet, les personnes concernées par un conflit de voisinage font généralement d’abord appel à la police avant de se lancer dans une médiation ou quelconque procédure judiciaire. « Nous recevons plusieurs appels par jour à ce sujet », confirme la zone de police de Meuse-Hesbaye.

« Des problèmes à cause de nos chiens »

Nadine, d’Amay, est concernée par cette problématique. Elle se dit ennuyée par les reproches incessants de son voisin. Elle va faire appel à son agent de quartier pour tenter de trouver une solution : « Notre voisin nous fait des problèmes à cause de nos chiens », raconte-t-elle. Selon l’Amaytoise et contrairement à l’avis de son voisin, les aboiements sont occasionnels : « Ils aboient uniquement quand ils jouent ou quand il y a un intrus devant chez nous ». Actuellement, Nadine a mis en place un brise-vue afin de limiter les nuisances sonores mais a aussi écrit une lettre qu’elle a fait signer par son voisinage dans le but de la remettre à son agent de quartier. Si les Justices de paix de Huy 1 et de Huy 2, reprenant 140 000 habitants de l’arrondissement de Huy-Waremme, ne font état que de seulement 10 demandes de contentieux et de 23 demandes de conciliation pour l’année 2018, les médiateurs peuvent traiter jusqu’à 400 conflits par an, chacun !

PAULINE GOVAERT

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