Le festival veut réduire son impact écologique

Lien permanent

Les festivals de musique, c’est une ambiance, des moments hors du temps, de l’amusement et des souvenirs pour des années. Mais c’est aussi un impact important sur l’environnement. Bien conscients de cela, les organisateurs des Francofolies tiennent depuis déjà plusieurs années à réduire au maximum l’empreinte écologique de leur bébé.

« Nous sommes dans une constante réflexion pour réduire cette empreinte carbone », explique Charles Gardier, coorganisateur des Francos. Lundi, lors de la traditionnelle conférence de presse précédant le début des Francos, les organisateurs ont signé, en compagnie du professeur Joseph Schmitz (ULiège), un cahier des charges basé sur des référentiels internationaux visant à inscrire durablement le festival dans cette démarche écologique.

« Un festival de musique est un événement sociétal. La musique permet de manifester, de transmettre des messages et l’écologie en fait partie », a précisé Jean Steffens, l’autre coorganisateur.

Déplacement des festivaliers: Mieux gérer la mobilité

Cette année, la grosse nouveauté concernera la mobilité et le transport des festivaliers. Depuis de nombreuses éditions, les Francos misent sur les transports en commun pour permettre aux gens de rallier Spa et cette édition 2019 ira encore plus loin puisque des cars seront organisés au départ et vers 14 villes wallonnes !

« Le plus gros impact écologique d’un festival, en réalité, ce sont les déplacements des festivaliers. On a donc voulu agir sur cet aspect-là », rappellent les organisateurs.

 

Pour ceux qui viendraient tout de même dans la cité thermale en voiture, un partenariat a été noué avec Waze afin que l’application GPS indique au mieux les parkings. Le covoiturage sera aussi encouragé avec l’application ComOn, partenaire du festival.

« Nous avons acheté 60.000 arbres »

Du carbone sera tout de même rejeté dans l’atmosphère. Pour équilibrer la balance, les organisateurs ont financé la plantation d’une véritable forêt à Madagascar.

« Nous avons acheté 60 000 arbres. Cela permet de compenser l’équivalent de 6000 tonnes de carbone », évaluent-ils. Un acte écologique fort qui compensera aussi l’édition de 2020.

Pour financer cet achat, une contribution de 50 cents est appliquée à chaque ticket.

« On s’est interrogé pour savoir si on devait l’indiquer ou non et on a conclu que oui. Cela permettra de sensibiliser les festivaliers », affirme Charles Gardier.

Haro sur les mégots

Le tri des déchets sera également au cœur de l’action écologique du festival. Il faut se rendre compte que ce sont plus de 56 tonnes de déchets en tout genre qui sont récoltés chaque année. Pour un tri efficace de ceux-ci, 120 îlots de tirs seront installés dans le centre-ville.

Mais cette année, les Francos misent également sur la récolte et le traitement des mégots de cigarette. Ceux-ci ont un effet polluant important que le festival veut limiter.

Pour ce faire, un partenariat a été noué avec la start-up We Circular, qui installera de nombreux cendriers dans Spa et se chargera de récolter leur contenu pour le recycler.

200.000 gobelets réutilisables

L’importante pollution, environnementale comme visuelle, que constituent les gobelets jetables sera contrée grâce à l’emploi de 200.000 eco-cups. Coca-Cola proposera également sa gamme de gobelets écologiques avec des récipients biodégradables. La gestion et le tri seront entièrement gérés par l’entreprise américaine.

Par JULIEN DENOËL

Source 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel