Les Wallons se tournent de plus en plus vers la mobilité douce et vous ?

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Selon les données du Gracq (Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens), en Belgique, un vélo vendu sur deux est un vélo électrique et 10 % des vélos qui circulent sur nos routes sont électriques. Bien que ces chiffres soient issus d’observations du Gracq et non d’études menées par un véritable observatoire du vélo, le succès de ce moyen de transport est réel, comme en témoignent les vendeurs.

« On vend de plus en plus de vélos électriques. À Namur, il s’agit surtout de vélos de ville ou pour des balades, alors qu’à Liège on vend davantage de VTT », constate Vincent Marche, conseiller vendeur chez Bicyclic à Namur. Les avantages pointés par les cyclistes et les vendeurs sont nombreux : un vélo électrique est rapide, permet de se remettre au sport en douceur et convient également à ceux qui n’ont pas la condition physique requise pour faire du vélo.

Travailleurs et seniors

C’est sans doute pour cela qu’il est assez populaire parmi les travailleurs et les seniors. « Deux profils de clients existent : ceux qui se tournent vers le vélo électrique pour faire des balades, donc pour le loisir, et ceux qui font ce choix pour la mobilité », explique Vincent Marche. Un constat partagé chez Provélo Namur, qui remarque l’intérêt croissant pour la mobilité alternative, sans doute lié à la médiatisation des enjeux environnementaux.

Philippe, par exemple, enfourche son vélo électrique tous les matins depuis mai 2018 pour parcourir les 18 km qui séparent son domicile de son lieu de travail. « Le vélo c’est un sport, mais le vélo électrique est un moyen de déplacement. Il permet d’être dehors, de se détendre et de bouger. C’est rapide et c’est bon pour l’environnement », constate celui qui s’est « converti » à ce moyen de déplacement grâce à l’action « Je teste l’électrique » organisée par la Région wallonne.

Pour le loisir

Pour d’autres, c’est une question de loisir et d’exercice physique, raison pour laquelle les seniors en sont de plus en plus attirés.

« Le vélo à assistance électrique permet de continuer à faire de l’exercice physique tout en gardant le confort », détaille Célia Dufour, chargée de mission chez Provélo. L’assistance électrique permet de mieux supporter les grandes distances, même pour ceux qui ont l’habitude de rouler à vélo, comme Jean-Pierre : « J’ai un vélo de course, mais je souhaite acheter un vélo électrique pour me rendre au badminton. J’ai 69 ans et, en montée, un vélo électrique c’est une belle aide ». Pour d’autres, comme Marc-Yves, le vélo électrique est indispensable : « Je ne pourrais plus m’en passer », sourit-il. Au point d’en louer un en attendant la réparation du sien. « En ville, le vélo classique suffit, mais pour des randonnées, l’électrique est meilleur », ajoute-t-il. Si ce marché a de l’avenir, c’est aussi parce que le prix de ce vélo se démocratise, comme on le relève chez Bicyclic, et que les consommateurs sont prêts à investir après avoir bien réfléchi à leur achat.

LAVINIA ROTILI

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