Votre commune finance une partie de votre alarme

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Les grandes vacances sont bel et bien lancées. Alors que de nombreux Belges craignent davantage de se faire cambrioler lors de leur séjour à l’étranger, la police multiplie les patrouilles dans les quartiers. Peu de Belges le savent mais il est possible de sécuriser son habitation avec l’aide sa commune. Certaines d’entre elles proposent des primes.

C’est notamment le cas à Héron.

Cette commune vient de décider d’accorder une prime pour l’installation de mesures de techno-prévention visant à sécuriser son domicile. Cette nouvelle aide est un complément à la prime accordée pour l’installation d’une alarme électrique mise en place depuis juin 2018. « On sait que nous sommes une région idéalement située pour les voleurs car nous sommes à proximité de l’autoroute », concède le bourgmestre de Héron, Éric Hautphenne. Pour un système d’alarme, la commune intervient à hauteur de 10 % pour un maximum de 200 euros. Pour la techno-prévention, cela monte à 25 % pour un maximum de 250 euros.

Et dans les autres régions du pays ? À Jurbise, cela fait des années que Jacqueline Galant, bourgmestre MR, a installé une prime facilitant l’installation d’un système d’alarme chez les particuliers. « Nous proposons 250 euros par ménage à condition que la société qui installe soit agréée. Toutes les semaines ou presque, nous recevons des demandes à la commune pour cette prime. » Même discours dans la commune voisine de Lens où l’intervention s’élève à 150 euros par ménage.

Alarme ou techno-prévention

À Mons, le système est un peu différent. La Ville octroie via le service de prévention une prime à la sécurisation pour tout investissement mécanique en sécurité (techno-prévention) : remplacement de châssis, portes sécurisées avec serrures multipoints, volets, verrous de fenêtre, etc.

Le montant de la prime est égal à 25 % des dépenses effectuées, sans que le montant de la prime ne puisse être supérieur à 250 euros.

Un peu plus loin, à Fleurus, des aides sont aussi disponibles. « On intervient pour 30 % de la facture d’un système d’alarme, pour un maximum de 430 euros », explique le bourgmestre PS, Loïc D’Haeyer. À Charleroi, on n’aide que pour le système de techno-prévention. « Chaque dossier peut bénéficier d’un maximum de 400 euros », explique-t-on à la commune.

Si la région montoise et la région carolo sont de bons élèves en la matière, la situation est totalement différente dans le reste de la Wallonie. Bien que des aides à la techno-prévention existent quasiment partout, on ne recense aucune prime pour l’installation d’un système d’alarme à Mouscron, Tournai, Frasnes-lez-Anvaing, Leuze-en-Hainaut, Belœil, Comines, Enghien, Estinnes, La Louvière, Le Rœulx, Soignies, Herve, Dison, Malmedy, Stavelot ou encore Spa. Même topo en région namuroise et liégeoise. Ainsi, les Liégeois ne peuvent espérer aucune prime. La raison évoquée est que cette aide est impayable en raison du nombre d’habitants.

En négociations

Toutefois, depuis l’annonce de Héron, de nombreuses communes envisagent de créer elles aussi une prime en vue de l’installation d’un système d’alarme. C’est notamment le cas de plusieurs villes en Wallonie Picarde, en province de Liège et dans la région du Centre. Comme à Braine-le-Comte, où le bourgmestre Maxime Daye nous confie y songer : « Cette question est à creuser, pourquoi pas ».

Pensez donc à vous renseigner auprès de votre administration. À défaut d’une prime pour votre nouvelle alarme, vous pourrez toujours profiter d’un soutien financier pour de la techno-prévention et des conseils de spécialistes communaux qui la promeut.

PAR ALISON VERLAET AVEC LES RÉDACTIONS RÉGIONALES

 

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