Attention aux arnaques des reventes pour le Festival

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Rendez-vous musical urbain, attendu par des milliers de festivaliers, les Ardentes attirent de plus en plus de monde au fil des éditions. Mais ce succès connaît aussi son revers de la médaille. De nombreux amateurs cherchent encore leur pass pour le site, à quelques jours seulement de l’ouverture des portes.

Sur les réseaux sociaux, fleurissent alors de nombreuses annonces proposant de revendre des tickets à des prix parfois très élevés. Pour éviter les abus et les fraudes, les organisateurs du festival ont mis en place une collaboration avec la platerforme « Ticketswap ».

Solution contre les fraudes

« On déconseille d’acheter à des particuliers sans intermédiaire pour deux raisons : la plus-value énorme et la fraude. En fait, rien n’empêche le vendeur de vendre plusieurs fois le même ticket. Mais le code-barres associé ne passera qu’une fois… », explique Jean-Yves Reumont, attaché de presse des Ardentes.

Dans ce cas, premier arrivé premier servi… et difficile de le savoir à l’avance car les pass ne sont pas faux mais simplement vendus plusieurs fois !

« Pour lutter contre cela, on a mis en place une collaboration avec Ticketswap, qui est partenaire avec notre système de billetterie. L’acheteur a la garantie que son ticket n’est vendu qu’une seule fois. Car lors de l’achat, Ticketswap change le code-barres pour en mettre un nouveau et unique », continue l’attaché de presse.

Les prix s’envolent

Sur la plateforme Ticketswap, plus de 380 tickets pour le festival ont été vendus, tandis qu’une vingtaine cherche encore des acheteurs. Pour presque 2000 recherches… Le saint Graal ? Le pass quatre jours, avec ou sans camping ! Comptez entre 130 et 165 euros sur Ticketswap.

Mais sur les réseaux sociaux, les prix s’envolent… et peuvent grimper jusque 300 euros et plus ! Si les organisateurs n’ont pas de pouvoir là-dessus, ils ont peut-être une explication. « Revendre son ticket, c’est un phénomène qu’on remarque chaque année. Mais c’est vrai que pour cette édition, les pass quatre jours avec camping ont été sold out fin février et les pass quatre jours sans camping fin avril », précise Jean-Yves Reumont. Les pré-ventes pourraient donc presque être considérées comme un investissement.

« L’année passée, les tickets avaient été sold out très tôt aussi. Donc on a voulu trouver une solution cette année pour remédier aux excès des reventes », ajoute-t-il.

En tout, 100.000 festivaliers sont attendus sur le site pendant les quatre jours des Ardentes. Et 8000 d’entre eux auront la chance de dormir au camping !

«J’ai revendu mon pass 325 euros au lieu de 120»

L’appât du gain n’est pourtant pas la cause des nombreuses reventes de tickets qui fleurissent sur internet. Plusieurs festivaliers se sont procuré des tickets « early bird », c’est-à-dire en prévente. Mais finalement, leur envie est partie ou l’organisation de leur été a changé. Résultat : des centaines de tickets à vendre.

Ensuite, tout se joue au petit bonheur la chance. Certains revendent à prix d’or, d’autres se contentent de récupérer leur mise. Pour Gauthier, étudiant, on peut parler d’un vrai jackpot. « J’ai revendu mon pass quatre jours avec camping à 325 euros au lieu de 120. Je l’avais acheté en very early bird, mais finalement je n’ai plus eu envie d’y aller. Je l’ai mis en vente juste après que les tickets sont devenus sold out », explique-t-il. Pile au moment où les prix ont flambé… ce qui lui a valu un beau bénéfice !

D’autres étudiants ont emboîté le pas. Mais comme à la bourse, en fonction de l’offre et la demande, les prix fluctuent. Pour Gaspar, trouver un acheteur n’a pas été aisé. « Tout le monde vend, tout le monde cherche et veut le moins cher. J’ai acheté mon pass 125 euros et je l’ai revendu 180 ».

Pauline, quant à elle, déçue par le line-up, a vendu son pass 200 euros. Même constat du côté d’Alexandre : « Je trouve que le programme n’est pas assez bien étalé, et rien ne m’intéresse. J’ai vendu mon ticket en moins de 24h à 210 euros ».

Plus envie, examen de repêches, empêchement ou autre raison, des centaines de jeunes revendent donc leur sésame pour le festival liégeois.

 

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