Pour motiver les travailleurs de l’entité, Nandrin souhaite rembourser une partie de l’abonnement

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Les cars WEL by TEC (Wallonia Easy Line), réclamés depuis de longues années par les petites communes situées le long de la route du Condroz, ont, sur le papier, de quoi convaincre. Une ligne rapide (sans être qualifiée d’express) reliant Marche à Liège en 1h15, confortablement installé dans un bus flambant neuf de 50 places assises, avec l’air-co, le wi-fi, des prises électriques, des ports USB, un espace en hauteur pour ranger vos affaires et un siège réservé à votre personne.

Pourquoi, dès lors, si peu de travailleurs et étudiants se sont laissé tenter en deux mois ? Serait-ce le prix, à savoir 5 euros par trajet, donc 10 euros aller-retour, ou un abonnement de 70 euros/mois ou 580 euros/an ? L’application pour réserver obligatoirement sa place ? Un manque d’arrêts ou des arrêts mal placés sur la route du Condroz ? Ou peut-être des horaires trop limités (il n’y a de passages que le matin et en début de soirée) ? Le TEC n’a pas encore transmis de statistiques mais les échos qui nous reviennent, d’utilisateurs même du WEL, d’élus ou de personnes qui croisent régulièrement le car, confirment une faible fréquentation. Pas de quoi inquiéter le TEC toutefois, qui insiste : les statistiques de première année pour une nouvelle ligne lancée n’ont aucune valeur. « Transformer des automobilistes en usagers des transports en commun est ce qu’il y a de plus difficile à faire. Les changements de comportement sont très lents, sauf dans les grandes villes où il y a un besoin immédiat non lié à la voiture. Il faut minimum un an pour dresser un bilan », souligne Stéphane Thiery, porte-parole du TEC.

Pour lui, le prix fixé par le Gouvernement wallon « et calqué sur celui du Conforto et du Rapido » n’est pas la source du problème. Il évoque plutôt le concept de réservation préalable. « C’est la question de la réservation qui nous revient. Le fait de devoir réserver son siège à l’avance obligatoirement, sous peine de ne pas pouvoir entrer dans le bus. »

En septembre, une enquête sera réalisée auprès des passagers du WEL pour connaître leur avis sur la ligne et les améliorations à apporter.

Pour rappel, les six lignes pilotes WEL représentent un coût de 911.000€, subsidiés entièrement par la Région wallonne.

ANNICK GOVAERS

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