Un avis d’enquête publique émis dans les 9 communes ainsi que Nandrin pour un hangar de stockage de déchets radioactifs jusqu’au 12 juillet 2019

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Electrabel souhaite construire un hangar de stockage de déchets radioactifs de 117 conteneurs spéciaux sur le site de la centrale nucléaire de Tihange. Un avis d’enquête publique a donc été émis dans les communes de Huy, Amay, Engis, Marchin, Modave, Nandrin, Verlaine, Villers-le-Bouillet et Wanze sur les volets urbanistique et radiologique. Les citoyens désireux de se manifester peuvent donc le faire jusqu’au 12 juillet.

L’association Citoyenne pour la Transition Énergétique (ACTE) s’inquiète énormément de ce projet. « De l’examen du dossier de 1400 pages consultable dans le cadre de cette enquête, il ressort que ce stockage de déchets hautement radioactifs ne présenterait aucun risque », explique Jacques Dacos, membre de l’association. « Le risque considéré comme majeur consiste en la chute accidentelle d’un des nombreux avions gros porteurs qui survolent la centrale. Or, ce hangar n’est pas prévu à une chute d’avion car il n’est pas bunkérisé. »

Le Hutois ajoute : « S’il y a un accident d’avion, les emballages seront ensevelis sous les gravats, on ne saura pas assurer leur refroidissement et cela prendra des mois pour déblayer. C’est une situation catastrophique plausible. Electrabel ne semble en aucun s’en émouvoir. »

Changer de site de stockage ?

Se pose également la pertinence du choix du site de Tihange. « Il y aura une accumulation de déchets hautement radioactifs dans une zone fortement peuplée. » L’association estime donc que « soit ces matières doivent être stockées ailleurs à l’écart de la population, soit elles ne peuvent être stockées dans un hangar qui ne résiste pas aux chutes accidentelles d’avions et encore moins aux agressions guerrières ».

Si ce n’est pas à Tihange, où alors stocker ces déchets ? Et que faire des conteneurs ? L’association ne propose actuellement aucune piste. « Quand on lit l’étude, on ne saurait pas proposer une meilleure solution technique pour traiter les déchets », expliquent Pierre Giet et Julien Dacos. On pourrait choisir un site militaire éloigné des citoyens. » Mais lequel ? La question reste actuellement sans réponse. « Ce n’est pas à nous de faire une étude. On va répondre à l’enquête, continuer à étudier le dossier et prendre contact avec les communes qui manquent d’informations. »

Stockage de minimum 80 ans

ACTE s’interroge ensuite sur la durée de stockage de ces déchets : « Electrabel parle d’un entreposage temporaire de minimum 80 ans, on est parti pour un siècle ! Le problème est que les centrales sont prévues jusqu’à 2025 avec une phase de démantèlement de 15 à 25 ans. Donc même si la centrale est démantelée, il restera des combustibles hautement radioactif. On hypothèque à long terme une zone qui pourrait être réhabilitée et assurer un nouveau revenu à la population. Que va-t-on laisser aux générations futures ? »

ACTE déplore également un manque de clarté au sujet de l’avis d’enquête et un problème de diffusion auprès des citoyens.« L’enquête est galvaudée dès le départ, car menée par Tractebel qui dépend d’Engie, et réduite à sa plus simple expression avec peu de participant », commente Pierre Giet. « L’intitulé n’attire pas l’attention du grand public et l’aspect radiologique du problème n’est même pas affiché. Il s’agit juste de trois petites lignes en bas de l’enquête urbanistique. »

« L’avis a juste été publié dans le VLAN, que toue le monde ne lit pas, et est affiché aux valves d’informations des communes au même niveau qu’une personne qui souhaite construire une pergola… », conclut Julien Dacos. ACTE invite donc les citoyens qui le désirent à réagir rapidement.

J.RE.

 

Source 

 

URBANISME AVIS D’ENQUETE PUBLIQUE du 12/06/2019 au 12/07/2019 :Construction d’un ensemble de 3 bâtiments sur le site de la Centrale nucléaire de Tihange clic ici

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