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Les Belges toujours pas épargnés par le burnout

L’étude, dont les résultats se trouvent sur le site du SPF Emploi, vise à affiner la manière de poser le diagnostic, en réunissant deux approches : d’un côté, le jugement clinique du médecin et de l’autre, une auto-évaluation effectuée par le patient.

mêmes constats qu’en 2010

« Les résultats confirment globalement les mêmes constats de 2010 en matière de contraintes de travail et de manque de ressources mis en évidence par les travailleurs », explique le Pr Isabelle Hansez de la Faculté de Psychologie, Logopédie et des Sciences de l’Éducation à l’ULg, membre de l’équipe qui a réalisé l’étude. « Au niveau des contraintes, on retrouve principalement la charge de travail et la pression temporelle, tandis que le manque de ressources se caractérise par le manque de soutien de la part du management de proximité. Le travailleur perçoit que le travail accompli n’est pas connu par la hiérarchie ou qu’il ne peut pas parler de ses problèmes avec ses supérieurs », argumente-t-elle.

Comme l’indique l’étude, les plaintes principales des travailleurs, en 2018 comme en 2010, concernent le stress et l’épuisement. Par rapport à 2010, toutefois, la fréquence d’apparition des symptômes a augmenté. La récente prise en compte des facteurs cognitifs, comportementaux et affectifs de la part des médecins pourrait jouer un rôle dans cette augmentation.

Une évolution

Faute de participants, l’étude ne permet pas d’établir la prévalence du burnout chez les Belges. « Peu de médecins ont participé à l’étude. L’échantillon est trop faible pour avoir des chiffres exacts », explique Isabelle Hansez. « Sur le plan sociodémographique aussi, il est difficile de dégager une tendance » argumente-t-elle. « En général, celles et ceux qui attribuent beaucoup d’importance au travail et qui ont tendance à se sur-investir sont à risque ».

Ce qui est sûr, c’est qu’en huit ans, selon la spécialiste, la situation a évolué au niveau politique. En témoignent des initiatives comme le projet pilote de Fedris, l’Agence fédérale des risques professionnels. La prochaine étape ? Miser sur la formation des professionnels pour qu’ils puissent garantir un suivi adéquat.

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