Fatigue au volant, prenez-vous des risques ?

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Fatigue au volant : le Belge prend trop de risques sur la route des vacances

 

« Vous arrive-t-il de décaler le moment de votre départ lorsque vous êtes fatigué et que le trajet en voiture est assez long ? » Cette question a été posée par la Fondation Vinci aux conducteurs de onze pays dont la Belgique, en partenariat avec Vias. Le Hollandais est le moins disposé à partir plus tard. À peine un sur deux (52 %) dit le faire. Le Belge est le deuxième moins bon élève avec un taux de report de 69 %. À titre de comparaison, la moyenne européenne est de 76 %. « On peut pourtant facilement décaler son horaire pour dormir une heure de plus si on est fatigué. D’une manière générale, il est recommandé de ne pas se fixer d’objectif en termes d’arrivée sur la route des vacances », pointe Benoît Godart, de l’Institut Vias.

Sur le chemin du soleil, le Belge fait fi de sa fatigue même si elle risque de lui valoir un accident. Toujours selon l’étude, 41 % de nos compatriotes reconnaissent avoir pris le volant alors qu’ils se sentaient très fatigués. Seuls les Grecs (48 %) et les Polonais (47 %) font pire que nous. La moyenne européenne est à 34 %.

Tout aussi préoccupant : 23 % avouent avoir conduit alors qu’ils étaient au-dessus de la limite d’alcool autorisée sans pour autant en ressentir les effets. C’est le second pire résultat, avec une moyenne européenne à 10 %. Et 10 % des Belges ont conduit alors qu’ils ressentaient les effets de l’alcool. Sur ce plan aussi, nous sommes seconds, derrière la Grèce. « En matière d’alcool, le Belge est toujours mal classé par rapport aux autres. C’est un problème de mentalités. Il va falloir agir dans ce domaine. Des voix commencent à évoquer la possibilité du taux zéro pour tout le monde », analyse Vias.

Inquiétant

Il pointe d’autres comportements des Belges qui suscitent l’inquiétude. Un sur trois (31 %) affirme avoir eu l’impression de s’être déjà assoupi au volant (2e ex aequo avec la Suède derrière la France à 37 %). « Pour la Belgique, la hausse est de 3 % par rapport à 2017. On note aussi une augmentation de 3 % en deux ans à la question « Avez-vous empiété sur la bande d’arrêt d’urgence à cause d’un moment d’inattention ou d’assoupissement ? ». Notre taux est désormais de 16 % », dit Benoît Godart.

Il est, par contre, un point sur lequel le Belge se distingue favorablement. Avec 81 % d’automobilistes qui s’y adonnent, nous sommes les champions d’Europe (la moyenne est de 56 %) des courtes siestes sur les longs trajets. L’Italien est second, loin derrière nous à 69 %. « Ce résultat est un peu paradoxal par rapport aux autres comportements relatifs à la fatigue où nous sommes mal classés », constate Benoît Godart, profitant de l’occasion pour rappeler les bonnes pratiques en matière de sieste. Elle doit être courte, maximum 20 minutes pour ne pas tomber dans un sommeil profond dont on sort plus fatigué que reposé s’il est interrompu. Le mieux est de boire une tasse de café avant pour qu’elle fasse effet au réveil.

YANNICK HALLET

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