Comment gérer l’échec scolaire de votre ado ? Les conseils d’une psychoéducatrice

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Votre enfant n’a-t-il rien foutu de toute l’année ? S’est-il réveillé trop tard ? A-t-il bossé comme un fou pour un résultat décevant ? Autant de cas de figure qui ne changent rien à l’affaire et qui, à écouter Valentine Anciaux, ne doivent pas vous faire hurler.

Une expérience

« De toute manière, c’est une expérience dont il faut tirer parti », explique la psychoéducatrice. « Discutez avec votre enfant. Dans le premier cas de figure que vous citez, demandez-lui son projet de vie, comment il compte attaquer l’année prochaine, les choix qu’il veut faire. S’il s’est réveillé trop tard, parlez-lui de sa stratégie qui n’a visiblement pas été optimale. Vous pouvez l’aider à préparer la session du mois d’août, peut-être avec l’aide d’un spécialiste du soutien scolaire… Et s’il a beaucoup travaillé sans y arriver, parlez avec lui de son orientation, mais surtout valorisez ses efforts. Valorisez votre enfant, dites-lui que vous avez confiance en lui. »

 

 

Valentine Anciaux et Stéphanie de Schaetzen ont lancé psychoeducation.be, un site qui mérite le coup d’œil.

« Narcissiquement, c’est épouvantable pour un ado de rater son année. Il est important de débriefer son résultat, mais aussi de laisser un temps pour lui permettre de digérer cette information », reprend Mme Anciaux. « Il ne sert à rien de le priver de vacances, de lui en parler sans arrêt, d’en rajouter. On peut très bien laisser passer le mois de juillet et préparer une seconde session en août. N’oubliez pas qu’un ado n’est pas son bulletin, que ce document ne reflète pas tout son être. »

Pas de punition donc, « car c’est contre-productif…Mais si cela n’a pas marché en néerlandais, on peut envisager un stage en Flandre, par exemple. Imaginons que ce soit un stage de voile et qu’il adore ça, cela peut être très intéressant. Toujours avec son consentement, bien sûr. »

La spécialiste lâche ensuite une phrase qui surprendra plus d’un parent : « Pour 75 %, nos réussites sont dues à l’intelligence émotionnelle et pour 25 % à nos connaissances ».

Intelligence émotionnelle

L’intelligence émotionnelle ? « Se connaître, avoir la maîtrise de soi, être capable de se fixer des objectifs et de les atteindre (automotivation), l’empathie ou la capacité de comprendre le mode d’emploi des autres et les relations interpersonnelles : « Tu as plein de potes, ce n’est pas rien ». Il est important de valoriser d’autres choses que les résultats scolaires et on peut profiter des vacances pour cela. Il n’y a pas que l’école mais plein de chemins pour réaliser ses rêves. Une expérience scolaire malheureuse ne signifie pas que vous ne pourrez pas faire un super-job plus tard. L’enfant qui passe son temps sur son smartphone, au désespoir de ses parents, va peut-être en tirer des choses incroyables qui feront sa réussite professionnelle plus tard. Aujourd’hui, des formateurs vont en entreprise pour développer cette intelligence émotionnelle. »

En une phrase comme en cent : parents, ayez plus confiance dans le capital de vos enfants !

Article de DIDIER SWYSEN

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