La fin des petits commissariats?

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De Crem donne 10 ans à la police pour sécuriser les commissariats

le ministre de l’Intérieur publie enfin une circulaire visant à renforcer la sécurité des bâtiments de police et plus précisément leur zone d’accueil.

La fin des petits commissariats? «J’espère que non!»

Combien de bâtiments de police sont concernés par cette circulaire ? « Il n’y a aucun cadastre, les zones n’ont jamais détaillé leurs manquements à ce jour », nous dit Vincent Gilles, président du SLFP Police.

La circulaire précise qu’un bâtiment de police est un bâtiment occupé exclusivement ou à titre principal par les services de police. Le bureau de police installé dans une administration communale, et ouvert quelques heures par semaine, ne serait pas concerné.

Mais comme le précise la circulaire de De Crem, rien n’empêche une zone de police de « prendre des mesures de protection plus élevées que ce que préconise la circulaire ».

Notre pays compte 185 zones de polices, donc autant de commissariats centraux, auxquels il faut ajouter les bâtiments de la police fédérale, accessibles au public.

Quid des petits commissariats de quartier ? Les zones auront-elles les moyens de les sécuriser ? Cette circulaire ne sonne-t-elle pas leur mort ? « J’espère que non ! », répond Olivier Libois. « A priori, cette circulaire ne les concerne pas. Tout cela devra faire partie de l’analyse de risque ».

F. DE H.

Des actes de violence graves à l’égard de policiers (attaque à la machette à Charleroi en 2016, deux policières tuées en rue à Liège en 2018…) poussent les autorités à renforcer la sécurité des bâtiments de police, pour protéger les membres du personnel. Le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem (CD&V) a publié ce mercredi une circulaire(GPI 91) précisant les choses.

« J’ai jugé opportun de travailler en priorité sur la définition d’un concept de sécurisation pour le point le plus exposé au sein des bâtiments de police : la zone d’accueil », précise le ministre. La sécurité du reste du bâtiment fera l’objet d’un arrêté royal ultérieur.

Sas d’accueil

La zone d’accueil est celle où s’effectue le premier contact entre le citoyen et le policier (ou membre du personnel administratif). Selon le ministre, c’est la zone la plus sensible. La circulaire évoque un sas d’accueil. C’est-à-dire un endroit où le citoyen pourra se présenter, sans être encore autorisé à pénétrer dans le commissariat.

Pas les mêmes aménagements partout

Il s’adressera au policier, à travers une vitre blindée. Et ce n’est qu’ensuite qu’une deuxième porte pourra lui être ouverte. Pour le reste, le ministre n’impose rien. « Cela ne plaira sans doute pas aux syndicats, mais la circulaire est assez souple », déclare Olivier Libois, vice-président de la Commission permanente de la police locale. « Elle n’impose pas des choses strictes au niveau des dispositifs de sécurité mais elle demande que chaque zone effectue une analyse de risque et entreprenne les aménagements en fonction. Cette analyse de risque se fera autour d’une table, avec les syndicats notamment. Un commissariat d’une zone rurale du Luxembourg n’est pas confronté aux mêmes risques qu’une zone de Bruxelles par exemple », poursuit M. Libois.

Local de repli pour le personnel

Sécuriser la zone d’accueil vise donc à protéger le personnel de premier contact et, le cas échéant, lui permettre de se mettre en sûreté. Un ensemble de mesures peuvent être envisagées : sonnette d’accès, vitre blindée, parlophone, caméras, détecteur de métaux, identification électronique… Des mesures organisationnelles peuvent aussi être prises : procédure de repli, procédure d’intervention, etc.

Les craintes des syndicats

 

Les syndicats ont marqué leur accord sur cette circulaire, mais certains formulent déjà des inquiétudes. « Nous sommes satisfaits, mais le ministre ne prévoit aucun budget fédéral pour aider les zones de police et la police fédérale à se mettre en conformité sur la sécurité », regrette Eddy Quaino (CGSP).

« Enfin un cahier de normes sur lesquels nos délégués vont pouvoir s’appuyer pour réclamer des aménagements ! », s’exclame Vincent Gilles (SLFP). « Mais je ne suis pas naïf :je crains que certains chefs de corps refusent de demander trop de travaux, afin de ne pas se mettre en froid avec l’autorité politique ».

Les aménagements devront être réalisés pour le 1er janvier 2029 dans les commissariats existants tandis que les commissariats à construire devront directement être aux normes.

La fin des commissariats de quartier ?

Combien de bâtiments de police sont concernés par cette circulaire ? « Il n’y a aucun cadastre, les zones n’ont jamais détaillé leurs manquements à ce jour », nous dit Vincent Gilles, président du SLFP Police.

La circulaire précise qu’un bâtiment de police est un bâtiment occupé exclusivement ou à titre principal par les services de police. Le bureau de police installé dans une administration communale, et ouvert quelques heures par semaine, ne serait pas concerné.

Mais comme le précise la circulaire de De Crem, rien n’empêche une zone de police de « prendre des mesures de protection plus élevées que ce que préconise la circulaire ».

Des centaines de bâtiments !

Notre pays compte 185 zones de polices, donc autant de commissariats centraux, auxquels il faut ajouter les bâtiments de la police fédérale, accessibles au public.

Quid des petits commissariats de quartier ? Les zones auront-elles les moyens de les sécuriser ? Cette circulaire ne sonne-t-elle pas leur mort ? « J’espère que non ! », répond Olivier Libois. « A priori, cette circulaire ne les concerne pas. Tout cela devra faire partie de l’analyse de risque ».

 

Article de F. DE H.

 

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