Malade, elle n’en pouvait plus,elle regrette d’avoir déposé plainte pour les meuglements d'une vache

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À Hamoir, Yvonne regrette d’avoir déposé plainte pour les meuglements répétés d’une vache mais, malade, elle n’en pouvait plus et ne dormait plus. Pourtant, elle assure aimer les animaux.

À Hamoir, l’histoire a fait grand bruit. Yvonne, 84 ans, a déposé plainte à la police contre les meuglements répétés d’une vache dans un pré voisin. Le bourgmestre s’en était même offusqué. « J’ai été victime de deux AVC et je suis restée paralysée pendant un an. Le kinésithérapeute est venu tous les jours chez moi et il m’a sorti de là. Mais j’ai conservé des séquelles de ces AVC. Une infirmière vient me voir encore tous les jours. J’ai notamment des problèmes de cœur, des pertes de mémoire et je reste parfois trois ou quatre nuits sans dormir du tout », se justifie Yvonne Renard, domiciliée rue du Vieux Moulin à Hamoir, le long du Néblon.

« Samedi dernier, une vache qui est dans le pré un peu plus loin a meuglé toute la journée. Elle l’a encore fait durant la nuit de samedi à dimanche et rebelote la nuit suivante. Je n’en pouvais plus !», avoue Yvonne. « Je suis membre de GAIA mais je ne les ai pas contactés. Je ne savais pas qui était propriétaire de la prairie alors j’ai téléphoné à la police qui était mon dernier recours. La police est venue et la vache meuglait toujours. J’ai porté plainte. La police a appelé la propriétaire qui est venue sur place. Je ne voulais pas... embêter les gens mais simplement savoir pourquoi la vache faisait autant de bruit et comment on pouvait arrêter cela », explique Yvonne.

« J’aime les animaux »

Les choses se sont ensuite apaisées. Un dialogue s’est noué entre Yvonne et Jérôme, l’employé chargé de gérer les vaches. « Je regrette aujourd’hui d’avoir dépose plainte.

Jérôme, le gardien des vaches, est venu me donner ses coordonnées sur un petit papier.

Il m’a dit que je pouvais lui téléphoner, de jour comme de nuit, s’il y avait encore le moindre problème. Il était peiné que je ne sois pas en bonne santé.

Je lui ai répondu que j’avais déjà donné à boire à ses vaches avec un seau d’eau retiré du Néblon et mon mari aussi est déjà allé abreuver les vaches. Nous aimons bien les bêtes. Je nourris aussi plusieurs chats chaque jour et l’été, je n’ouvre pas la porte de ma véranda quand je mange sinon de nombreuses mouches arrivent dans ma maison à cause des vaches mais je ne me plains pas », précise encore Yvonne qui a travaillé pendant 20 ans au laboratoire de bactériologie chez Nestlé à Hamoir.

Une ancienne ferme

« Ici, c’était une ferme en 1896 lorsque mon père est né et j’ai travaillé dans la ferme, notamment en allant faucher le blé, l’avoine et le froment dans les prairies où se trouve actuellement le terrain de foot de Hamoir.

Nous avions beaucoup de poules.

Donc, nous aimons vraiment bien les animaux », ajoute Jean, le mari d’Yvonne depuis 57 ans.

 

 

Le bourgmestre: «Le dialogue peut résoudre les problèmes»

 

« Cette situation est symptomatique de la société actuelle. Il y a un manque de communication. Et ce genre de plainte encombre le travail de la police qui a d’autres choses à faire », clame Patrick Lecerf, bourgmestre de Hamoir qui a voulu faire réfléchir la population et siffler la fin de la récréation.

« Les réseaux sociaux portent mal leur nom car ils sont tout sauf sociaux. Il y a des fondamentaux, comme se parler. Si on se met autour de la table, avec un bon morceau de tarte, le dialogue peut résoudre de nombreux problèmes et trouver des solutions ensemble. Il faut arrêter de déconner », lance Patrick Lecerf qui a profité de cette situation pour relancer le débat.

Article de M.G.

Source et vidéo clic ici 

La propriétaire: «J’ai cru que c’était une blague...»

« Je suis la propriétaire du terrain et je tiens la librairie Cré@net rue du Pont depuis 40 ans », explique Annette qui revient sur cette histoire incroyable. « Cela fait trois ans que j’ai confié la garde de mes vaches dans leur prairie à Jérôme. Il le fait très bien et il est passionné. Il y a trois vaches, un taureau et deux veaux. La police de Hamoir m’a téléphoné et m’a demandé de venir directement dans ma prairie, sans me préciser pourquoi, sinon je risquais une amende administrative. J’étais seule dans la librairie que j’ai dû fermer et quand je suis arrivée sur place, j’ai cru que c’était une blague. Une dame avait déposé plainte contre les meuglements de la vache. Or, les voisins directs de ma prairie, à gauche comme à droite, ne se sont jamais plaints. Cette histoire a bien fait rire les gens. Je pense que la police va laisser tomber et qu’il n’y aura pas d’amende », espère Annette, qui a connu d’autres frayeurs il y a trois mois. « Une personne est venue casser les deux grandes vitrines de ma librairie, pour le plaisir, ainsi qu’à la banque ING et à l’ancienne boulangerie Gillet. On n’a toujours pas retrouvé l’auteur », regrette Annette.

 
 
 

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