Une plainte pour meuglement auprès de la police du Condroz

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Hamoir: elle dépose plainte car les vaches font trop de bruit!

Hamoir, petit village paisible en bord d’Ourthe avec ses prairies et ses vaches. Un tableau bucolique qui est pourtant trop bruyant aux oreilles de certains. En ce début de semaine, une habitante de Hamoir a déposé plainte auprès de la police du Condroz pour tapage nocturne. En cause, les vaches cantonnées dans le pré voisin qui faisaient trop de bruit à son goût.

« Pas une nouvelle habitante »

Si la procédure pénale a peu de chance d’aboutir, la démarche de la villageoise exaspère le bourgmestre de la commune Patrick Lecerf.

« Je ne veux pas pointer du doigt quelqu’un en particulier, précise-t-il d’emblée, mais il ne s’agit pas d’une nouvelle habitante et les vaches se trouvent dans ce pré depuis de nombreuses années. Les autres voisins ne s’en plaignent pas, à ma connaissance, les animaux sont bien soignés…, mais tout dérange aujourd’hui ! Les gens deviennent zinzin ! Ils portent plainte pour n’importe quoi ! Cette dame aurait pu aller trouver le fermier, lui demander des explications, tenter de trouver un arrangement avec lui, mais non, elle a été directement porter plainte à la police ! »

Si, pour Patrick Lecerf, une plainte pour meuglement est une première, il a déjà été confonté à d’autres situations du même type en tant que bourgmestre. « Dans la commune, nous avons eu plusieurs plaintes pour des coqs qui chantaient trop fort ou trop souvent ou goût. Des habitants de Filot ont également porté plainte car les cloches de l’église sonnaient trop tôt ! » A quelques kilomètres de là, à Comblain-au-Pont, une procédure judiciaire a également été engagée voici quelques années parce que les cloches importunaient les voisins de l’église.

Des comportements qui agacent le bourgmestre : « C’est de pire en pire ! Tout le monde est dérangé par ce qui l’entoure et n’est jamais content. Quand il neige, il faudrait que les services d’épandage passent avant que les flocons n’atteignent le sol. Et quand la rivière déborde, il faut se débrouiller pour qu’aucune goutte n’atteigne les maisons… Ce n’est pas possible ! »

Patrick Lecerf a partagé son désarroi sur les réseaux sociaux et a tout de même été soutenu par bon nombre de ses concitoyens. Dont certains ne manquaient pas d’humour : « Qu’elle retourne vivre à New York » pouvait-on notamment lire. Et une autre de s’exclamer : « Porter plainte pour ça, c’est… vache ! »

PAR AURÉLIE BOUCHAT

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Commentaires

  • Que cette Dame retourne en ville respirer les gaz d'échappement.
    Si le meuglement des bovins la dérange, alors elle n'a pas besoin de vivre à la campagne.
    Dans quel monde vivons-nous ??????

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