Ne cédez pas aux demandes de rançon dans les chantages sexuels par mail

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« Vous ne me connaissez peut-être pas et vous vous demandez probablement pourquoi vous recevez ce courrier électronique. Je suis un hacker et j’ai piraté votre compte il y a quelques mois. J’ai d’abord piraté ce routeur et y ai placé mon code malveillant (…) Mais j’ai jeté un œil sur les sites que vous visitez régulièrement. Je parle de sites pour adultes. Tu es un grand pervers avec une fantaisie débridée… »

Toute personne qui possède une adresse mail en Belgique a probablement reçu un message de ce type ces dernières semaines.

L’arnaqueur essaie de vous soutirer de l’argent en bitcoin en menaçant de révéler vos petits secrets et vos « habitudes » sexuelles sur des sites réservés aux adultes.

Le conseil du Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB), qui dépend directement de la Chancellerie du Premier ministre, est clair à cet égard : il ne faut pas céder à la panique. « Ces demandes de rançon sont l’œuvre d’arnaqueurs. Ils fonctionnent par vagues. Ces messages ont d’abord été envoyés en anglais. Le phénomène s’est ensuite répandu et en Belgique, les messages ont été traités en néerlandais. Et maintenant, les escrocs procèdent en français. »

Une façon de faire qui peut être perturbante pour celui qui reçoit le mail et serait tenté de payer.

pression

Olivier Bogaert, commissaire à la Computer Crime Unit de la Police Fédérale, le signalait d’ailleurs très récemment dans sa rubrique « Surfons tranquille » sur Classic 21.

« Découvrir que son mot de passe est visible, après les affirmations du pirate au sujet du piratage de son ordinateur, peut lui mettre la pression et le pousser à effectuer un paiement immédiat », dit-il.

La situation s’explique par l’existence de bases de données dévoilées au public après des attaques informatiques massives.

Il n’existe pas de données précises. « Les gens sont assez honteux de porter plainte pour ceci », ajoute le commissaire Bogaert. « Mais il y a eu énormément de signalements de ce type auprès de « Safe on Web ».

« Pour le destinataire, se dire que la famille, les amis ou les collègues pourraient découvrir certaines habitudes, ça fait peur. Mais nous vous rassurons, des images, ils n’en ont pas », affirme Olivier Bogaert qui en profite pour rappeler certaines mesures de prudence à observer. « Tout d’abord, il faut modifier votre mot de passe et activer la validation en deux étapes pour tous vos comptes. Et une analyse approfondie de votre ordinateur avec votre antivirus est également indispensable. »

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