La famille Crahay de Nandrin est active dans le secteur du transport routier depuis quatre générations

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« Nous allons partir en car samedi matin depuis Tinlot et aller récupérer les voitures avec les chauffeurs au garage de l’Avenir à Beyne-Heusay. Nous reviendrons en flotte pour une journée en famille sur le parking de l’entreprise », se réjouit Colette Crahay, administratrice déléguée. Pour ces 100 véhicules, la société a investi 2.500.000 euros sur cinq ans. Camionneur depuis 12 ans, Marc ne cache pas sa joie face à cette bonne nouvelle : « Ça montre que le chef a de l’estime pour nous. C’est une belle récompense ».

  

La famille Crahay est active dans le secteur du transport routier depuis quatre générations. En 1991, Denis-Pierre Crahay se détache du business familial pour monter sa propre affaire. Avec son épouse, Colette et un associé, il achète deux camions. « Le premier camion que nous avions, on l’a acheté 2.500 € et il avait 15 ans », sourit Colette Crahay, une cheffe dure mais au rire facile et communicatif.

Viser l’excellence

La patronne développe : « Nous visons l’excellence. Le métier de chauffeur a évolué. Auparavant, il fallait apporter une marchandise d’un point A à un point B et tout ce qu’on demandait, c’était que la marchandise arrive en bon état. Aujourd’hui, le chauffeur doit pouvoir charger et décharger le camion, utiliser plusieurs outils informatiques, respecter les consignes de chaque client... Le métier est de plus en plus exigeant. Les règles de sécurité aussi ». Aujourd’hui, un bon chauffeur ne doit plus simplement « bien » conduire.

Au nom de la sécurité, et de la justice sociale, Colette et Denis-Pierre Crahay mettent d’ailleurs un point d’honneur à engager des conducteurs résidant en Belgique et parlant français, peu importe leur nationalité. « Et chacun reçoit le même salaire », insiste fermement Colette Crahay. Pas question de sous-payer des hommes venus de Roumanie. « Il y a une pénurie de chauffeurs. La moyenne d’âge étant de 50 ans, beaucoup vont bientôt partir à la pension. Les chauffeurs disponibles sur le marché sont parfois ceux qui ne respectent rien et dont personne ne veut ».

La dureté de ce métier, Denis-Pierre et Colette Crahay la comprennent. « Mon mari était chauffeur. D’ailleurs, à chaque fois que j’ai été enceinte (six fois !), il venait à l’hôpital en camion et repartait après. Les infirmières lui faisaient même un thermos de café », raconte Colette Crahay, hilare. Une femme qui comprend donc la situation des épouses de chauffeurs. « C’est aussi ces femmes que nous voulons remercier. Derrière chaque chauffeur, il y a une femme qui gère toute la vie de famille, parfois seule, et qui doit faire énormément de sacrifices ».

Un concours photo est organisé par SCTR à l’occasion de cette journée : si vous apercevez la flotte de Mercedes, prenez une photo et remportez un cadeau ! Plus d’infos sur la page Facebook de SCTR.

SCRT engage 30 chauffeurs

 

SCTR engage 30 chauffeurs. « Attention, nous cherchons de vrais pros, qui respectent les consignes, les horaires et les autres personnes », exige Colette Crahay.

Aucun diplôme requis. « En collaboration avec le Forem et le fond social transport et logistique, nous formons les chauffeurs. Ils partagent leur temps entre des services avec un chauffeur tuteur et l’auto-école ». SCTR recherche aussi des dispatcheurs, un-e assistant-e dispatcheur, un-e comptable et un-e assistant-e administratif. Intéressé ? Candidature à envoyer par mail à job@sctr.be.

Des vacances gratuites pour toute la famille

VENDREDI, MAI 17, 2019 - 18:06

SCTR, une entreprise où il fait bon travailler ? En tout cas, les travailleurs assidus y sont

récompensés. Chaque année, les chauffeurs participent à un concours. Le « meilleur » camionneur, entendez celui qui n’a aucune amende et ne fait pas d’accident, remporte un prix : une semaine de vacances all-in pour lui et toute sa famille. « Qu’il ait deux ou sept enfant », précise Colette Crahay.

En effet, le gagnant des deux dernières éditions a six enfants. « Quand il a su ça, un de ses fils s’est assis sur mes genoux toute la soirée et ne m’a pas lâché d’une semelle tellement il était heureux de partir en vacances. Je lui ai expliqué que son père était héros », raconte Colette Crahay. « Un conducteur qui fait 100.000 kilomètres par an sans accident ni amende... C’est un exploit ! Cela valorise le travail aussi. Il ne faut pas se voiler la face : sur la route, ils ne sont pas forcément appréciés ».

E.F.

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