Nos voisins vont proposer une carte d’identité mondiale

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En 2015, le dernier livre de Riccardo Petrella, « Au nom de l’Humanité », connaît un succès mondial. Pour lui, blancs, jaunes, noirs…, mais aussi Belges, Chinois, Canadiens…, nous sommes tous avant tout des habitants de la Terre.

Et, contrairement aux sans-papiers ou aux apatrides, on ne peut exclure personne de la surface de la Terre. Dans la foulée, l’auteur propose de créer un gouvernement mondial qui unirait tous les êtres humains, plutôt que les diviser. En 2017, Catherine Schlitz, la présidente du PAC Angleur (et fille de l’ancien bourgmestre de Liège) avait invité Riccardo Petrella à une conférence qui avait connu un grand succès. « J’ai été enthousiasmée par ses idées et j’ai participé en décembre dernier à Verone à une première réunion de lancement de son projet », explique-t-elle.

Là-bas, les 200 participants se sont mis d’accord sur une première concrétisation en proposant une carte d’identité mondiale à tous les citoyens.

« Une carte qui n’aurait aucune valeur légale mais qui susciterait déjà ce sentiment d’appartenance commune à la Terre, reprend-elle. Et pour lui donner tout de même un caractère officiel, ce seraient les villes qui les distribueraient. »

Six mois plus tard, une dizaine ont déjà donné leur accord. Rome, Lisbonne, San Lorenzo (Argentine), La Marsa (Tunisie), etc. « Et depuis quelques jours, j’ai reçu l’avis favorable de Willy Demeyer pour Liège », se réjouit Catherine Schlitz. Dans l’arrondissement, la commune et la ville de Waremme se sont également montrées favorables.

Elle sera gratuite

Alors concrètement, il s’agira d’une démarche volontaire de la part du citoyen qui devra la réclamer. « Elle sera gratuite, aura le format d’une carte de banque, légèrement plastifiée, en une seule couleur et sans photo pour diminuer les frais pour les communes. » (voir illustration)

Reste maintenant à s’arranger avec l’ONU (Organisation des Nations-Unies) pour gérer tout l’aspect informatique car elles auront toutes un numéro spécifique et rentreront dans une banque de données. « Riccardo Petrella y a de bons contacts. » Et c’est à un artiste liégeois, Luc Pilmeyer, que l’organisation a confié le soin de dessiner cette carte d’identité mondiale. « J’ai pensé à tous ces migrants qui arrivent en Europe et qui n’ont aucun papier, explique-t-il. Si on pouvait au moins leur donner cette carte, ils se sentiraient déjà quelqu’un. » Et à quel horizon peut-on voir cette carte se concrétiser réellement ? « Pour que l’ONU s’en occupe, il faudrait au moins attendre les 500 villes d’ici l’an prochain, reprend Catherine Schlitz. Là Berlin, Paris et des tas d’autres ont déjà été contactés. On espère que cela fera vite boule de neige. »

LUC GOCHEL

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