La commune de Nandrin va peut-être ester en justice dans le dossier de cinq éoliennes en bordure de la N63 route du Condroz

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Le conseil communal a voté le 6 mai 2019, un point complémentaire en raison de l'échéance rapprochée du 19 mai 2019, si le cas échéant elle devait ester en justice, dans le cadre du dossier des éoliennes le long de la route N 63 du Condroz .

La commune va mandater son avocat afin d'analyser le dossier avant la date du 19 mai 2019, fin des 60 jours pour introduire un recours .

Voici l'article pour Neupré :

 

La salle du conseil communal de Neupré était pleine à craquer ce jeudi soir. Un point fort controversé était au programme: le projet des cinq éoliennes sur les hauteurs d’Engis. La commune a annoncé qu’elle allait introduire un recours au Conseil d’État pour tenter de casser le permis accordé par le ministre Carlo Di Antonio. Dans les rangs de l’opposition, ça a grondé.

Pour rappel, l’endroit où il est prévu d’implanter ces éoliennes est situé à la frontière entre la commune d’Engis et celle de Neupré. Le SPW avait rendu un avis négatif quant à ce projet mal vu par les communes de Nandrin, Neupré et Engis. Ces dernières craignaient, entre autres, des nuisances sonores, visuelles et un risque de bris de glace sur la route du Condroz. La société NPG Energy Lampiris avait alors déposé un recours contre ce refus et le ministre Carlo Di Antonio avait finalement octroyé un permis sous conditions le 18 mars 2019.

Seulement voilà, les communes avaient, à leur tour, 60 jours pour introduire un recours au Conseil d’état contre la décision du ministre. Et c’est chose faite à Neupré. Le recours a été voté ce jeudi par la majorité qui met en évidence une étude d’incidence lacunaire ainsi qu’un problème de méthodologie: «L’acte juridique qui nous a été rendu par un cabinet d’avocats pointe plusieurs irrégularités», explique le collège qui n’est pas sur la même longueur d’onde que le ministre mais qui précise qu’il n’est en aucun cas contre l’éolien. «Il ne faut pas dénaturer des paysages de campagne comme les nôtres, on ne dit pas ‘oui’ à ce projet là car il y a un impact clair, par exemple, sur la faune. Nous avons une autre optique environnementale.»

L’opposition a formulé diverses remarques, comme un manque de transparence dans le dossier ou le coût d’une telle procédure.

LAURENT CAVENATI

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