Débat au Conseil Communal de Nandrin au sujet du règlement d’ordre intérieur

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À chaque nouvelle mandature communale, le Règlement d’ordre intérieur propre au conseil communal doit être revoté par les élus, avec possiblement quelques changements.

C’est ce qu’entendait faire la majorité (B+ et Ecolo), en s’inspirant du document type de l’Union des Villes et des Communes, mais en l’adaptant à certains égards. Elle souhaitait notamment faire disparaître la faculté d’organiser des commissions (un outil interne au fonctionnement du conseil communal qui a pour mission de préparer les discussions lors des séances du conseil communal) avec l’opposition, et dispenser le directeur général de retranscrire au procès-verbal les questions d’actualité posées par les élus en fin de conseil communal.

Ces suppressions n’ont pas été du goût de l’opposition, principalement Vivre Nandrin et Pour Nandrin citoyenne.

Marc Evrard est monté au créneau: « Vous voulez empêcher l’opposition de s’exprimer.

Cela ne facilitera pas le travail du directeur général puisqu’alors, nous allons envoyer des questions écrites qui demanderont une réponse bien plus longue que les 10 lignes de développement que cela prend au conseil communal ! »

«C’est un déni de démocratie, a abondé Charlotte Tilman, ex-échevine. Vu qu’il n’y a plus de trace du travail de conseiller, c’est comme si l’opposition n’avait plus le droit d’exister. Je n’apprécie pas non plus que vous (le mayeur, président du conseil) soyez le seul juge de la définition d’une question d’actualité. » « Cette définition a été supprimée pour élargir le débat », a nuancé le directeur général.

« Dans les faits, je n’ai jamais bridé personne », a réagi Michel Lemmens, ce que les autres groupes ont effectivement reconnu. « Nous, on se sent évincé », a commenté Malory Planchar. « Je ne comprends pas bien cette volonté d’exister par écrit, mais j’en prends note », a répondu le bourgmestre.

« Vous n’avez jamais connu l’opposition communale... », a glissé Alain Henry (Tous Ensemble).

Quant aux commissions, le mayeur a relevé que la commune de Nandrin n’en avait jamais organisées, il estime que l’espace du conseil communal est suffisant pour débattre. « D’autant que désormais, si on prévoit cette possibilité, on doit explicitement dire lesquelles.

Pour moi, les commissions sont un lieu de débat en chambre fermée. » L’opposition aurait néanmoins préféré que cette éventualité soit conservée. L’échevin Ecolo, Sébastien Herbiet, a proposé de créer, à la place, des groupes de travail (non rémunérés), avec une participation citoyenne, sur des thématiques spécifiques. Une idée bien accueillie.

Finalement, après une suspension de séance, la majorité a proposé de garder la retranscription des questions d’actualité, mais de bien supprimer les commissions. Le point a été voté par 11 voix pour et 6 abstentions (VN et PNc).

L’IPP et le PRI inchangés, certaines taxes augmentent

 

Les comptes communaux 2018 ont été examinés. Le résultat budgétaire à l’ordinaire s’achève avec un boni de 754.436 euros à l’ordinaire et un mali de -152.908 € à l’extraordinaire. « En additionnant les dettes, le fonds de réserve, le fonds de pension etc., on arrive à zéro euro ! », a relevé Michel Lemmens. La dette représente 36,42% des dépenses du budget ordinaire « ce qui est bien en deçà de celle de la Belgique ». Les comptes ont été approuvés par 14 oui et 3 abstentions (TE et PNc).

Au rayon des taxes 2020-2025, l’IPP (à 8,5 %) et le précompte immobilier (2650 centimes additionnels) restent inchangés. Par contre, une demande de permis d’urbanisme passe en cas de construction groupée à 180€, la taxe pour les inhumations, dispersions des cendres et mises en columbarium pour les non Nandrinois est majorée à 375€, celle des secondes résidences à 640€, et une nouvelle taxe sur les mâts éoliens de plus d’un MW est instaurée (de 12.500 € à 17.500 €). Les dépôts sauvages seront également plus sévèrement punis.

Par Annick Govaers 

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