Grâce aux thérapies post-traumatiques un retour au boulot deux fois plus rapide !

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L’épuisement professionnel est en effet devenu un véritable fléau, destructeur pour les employés qui en souffrent et mettent plus d’un an à s’en remettre, mais aussi terriblement coûteux pour les entreprises. Fin 2017, 140.000 personnes étaient absentes du boulot depuis plus d’un an pour cause de burn-out soit une augmentation de 39 % en 5 ans.

Un coût colossal !

Des absences dont le coût est colossal. On estime qu’un employé absent coûte 1.000 € par jour. Car au coût direct (salaire garanti) de cette absence il faut ajouter les coûts indirects (remplacement, perte de qualité du service, réorganisation, etc.). Les victimes du burn-out coûteraient chaque année quelque 2 milliards d’euros à la société. La méthode développée par le Pr Van Hoof serait donc tout bénéfice pour le patient mais pas seulement.

En quoi consiste ce traitement ? Il s’agit d’appliquer aux victimes du burn-out les thérapies jusqu’ici utilisées pour soigner les victimes de stress post-traumatique. A priori, aucun rapport entre un attentat ou une agression et le boulot et pourtant… Pourtant, les patients souffrant d’épuisement professionnel réagissent positivement à ces thérapies. « Dans mon cabinet, j’ai constaté un déséquilibre entre le ressenti et la logique, tant chez les patients atteints de burn-out que chez ceux qui souffrent de traumatisme. Ils savent objectivement qu’ils doivent prendre un peu de recul et ne pas avoir peur, mais cela ne correspond pas à ce qu’ils ressentent. En appliquant les techniques de traitement post-traumatique, nous apportons à nouveau un équilibre », confie le professeur Van Hoof, qui a professionnalisé cette approche il y a 3 ans sous l’appellation « Insourcing ».

moins d’1 % de rechutes

Avec des résultats remarquables : dans l’Insourcing, la réintégration professionnelle est primordiale dès le début du traitement. Les patients reprennent le boulot après 92 jours en moyenne, soit deux fois plus vite qu’avec les thérapies classiques. Un tiers d’entre eux recommencent immédiatement à temps plein, et dans la même entreprise pour 50 % d’entre eux.

Des résultats durables : moins d’1 % des patients traités par le professeur Van Hoof ces deux dernières années ont fait une rechute.

De plus, l’Insourcing est soutenu par une plateforme électronique qui permet d’automatiser complètement le parcours. Les participants sont mis en relation avec le psychologue le plus proche, qui prend contact avec eux dans les 48 h pour fixer un rendez-vous. Cela réduit le temps d’attente pour les patients et évite la recherche du bon spécialiste aux médecins généralistes.

Reste à obtenir l’appui du politique pour généraliser cette technique lors de la prochaine législature.

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