La liaison Tihange au Condroz reportée de deux ans

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En octobre 2019, une annonce du SPW (Service Public de Wallonie) avait relancé le débat : la nouvelle route Tihange-Tinlot, évoquée depuis 1981 et dont les travaux ont commencé en 2004, était sur le point de se matérialiser. Les travaux entre le rond-point des Neuf Bonniers, à Tihange, et celui des Gottes à Strée (Modave), se terminaient enfin.

« L’ouverture est prévue pour le printemps 2019 » annonçait alors Stéphanie Ernoux, porte-parole du SPW. Une nouvelle qui réjouissait alors le bourgmestre de Huy, Christophe Collignon (PS). « Lorsqu’elle sera ouverte, ce sera 40 % du charroi de transit en moins pour la Ville de Huy. »

Du côté de Modave, par contre, on faisait grise mine. Les Condruziens ne voyaient pas d’un bon œil tout ce trafic débouler dans leur commune. Ils prônaient dès lors pour une ouverture de la liaison lorsque le tronçon 3, entre Strée et Tinlot, serait terminé. Une phase 3 qui n’est pas encore entamée.

« Si on veut éviter que cette route ne soit classée dans les travaux inutiles et au vu les sommes investies, je pense qu’il faudrait ouvrir dès que possible » insistait Christophe Collignon.

Finalement, il ne faudra peut-être pas trancher… Alors que le printemps est bien entamé, aucune ouverture du tronçon Tihange-Strée n’est annoncée. Pire, elle serait reportée pour deux ans au moins. C’est du moins ce que laisse entendre la réponse du ministre Carlo Di Antonio (PS) à une question posée par Christophe Collignon au parlement. Le député hutois voulait connaître les raisons du retard des travaux. « Plusieurs déconvenues ont été observées, lui a répondu le ministre. Les conditions géotechniques et hydrauliques ont apporté certaines complications. De plus, en cours de chantier de nouvelles impositions liées à la faune présente ont dû être respectées. » Le ministre précise cependant que la phase 2 est en cours de finalisation. « Dans les prochaines semaines, seront réalisés les travaux destinés à placer la couche de béton sur le tronçon reliant le rond-point des Neuf Bonniers aux Gottes. » Cela signifie-t-il que le tronçon va ouvrir bientôt ? Non, parce que les problèmes d’éboulement observés sur cette nouvelle route encore jamais ouverte au trafic, sont plus difficiles à résoudre que prévu… Pour réaliser la route, il a fallu trancher dans la roche, mais les pentes ont été réalisées de manière trop abrupte. Conséquence, des pierres dévalent des parois. En octobre 2018, le SPW annonçait une sécurisation de la zone en six mois. À présent, mais cela s’avère plus compliqué. « La stabilisation des parois rocheuses sera effectuée par l’intermédiaire d’un marché relatif à la phase 3, affirme le ministre. Cette phase permettant de finaliser cette liaison durera deux ans calendrier. Elle ne pourra débuter que lorsque les expropriations nécessaires auront été réalisées… »

Bref, il faudra attendre encore longtemps avant de voir les premiers camions relier la Hesbaye au Condroz sans passer par Huy…

 

PAR AURÉLIE BOUCHAT

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Commentaires

  • Quelle tristesse et quel pauvre pays où il faut attendre presque 20 ans pour se rendre compte qu'il y a quelques soucis géologiques pour terminer un tronçon de route de quelques kilomètres !!!
    On a quand même l'impression d'être gouverné ou dirigé par des incapables !

  • Bonjour, c'est incroyable d'immobilisé un capital si important aussi longtemps pour rien. Ce n'est pas tout à fait pour rien car des cyclistes quotidiens dont je fait partie utilisent cette route très souvent et avec beaucoup de bonheur.
    Pourquoi ne pas stabiliser les talus tant que la route est fermée, c'est incompréhensible.
    Ecologiquement parlant, il faut ouvrir cette route le plus vite possible. Qu'est-ce qu'on attend. Il ne faut pas attendre la 3ème phase, il faut l'ouvrir!!! La RW devrait être condamnée pour son manque d'efficacité. Encore une occasion de justifier la perte de confiance par rapport au système politique.
    Et n'oubliez pas les aménagements pour les cyclistes.

    PS: Carlo di Antonio n'est pas PS, il est membre du CDH.

    Salutations.
    Gérard

  • Que dire, sinon que c'est bien triste, de voir les années s'écouler une génération entière avant de pouvoir utiliser une route, à force de traîner, les permis sont périmés et il faut recommencer chaque tout la procédure, nous sommes vraiment dans un pays où tout est bien compliqué !!!!
    Faut croire que l'étude de départ a bien été mal faite !
    De quoi se poser des questions ???????
    Je ne rappelle plus quel ministre était à l'époque ?

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