Les incapacités de travail de courte durée en hausse

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« Les Belges n’ont jamais été aussi préoccupés par leur santé, leur alimentation, l’importance de bouger, les dangers de la cigarette, etc. Et au travail aussi, une attention accrue est portée aux symptômes de stress, à l’ergonomie, à la sécurité… Pourtant, il semblerait que nous n’arrivions pas à réduire l’absentéisme de courte durée, bien au contraire », s’est étonné Peter Tuybens, le directeur d’Acerta, auprès de nos confrères.

Divers facteurs influencent le taux d’absentéisme de courte durée chez les travailleurs, la taille de l’entreprise en est un : le nombre d’absences de courte durée est deux fois plus important dans les grandes structures (plus de 100 employés) que dans les petites (moins de 4 collaborateurs), selon l’étude d’Acerta. Le même type d’écart apparaît en fonction du secteur : 60 % des travailleurs n’ont pas été malades un seul jour dans le secteur marchand, contre 35 % dans le secteur non marchand.

Si le généraliste M. Bernier – interrogé par le journal Le Soir – n’a pas remarqué d’augmentation notable des incapacités de travail de courte durée au sein de sa patientèle, il observe toutefois un autre phénomène, en augmentation celui-là : « Des salariés, employés ou ouvriers, refusent les incapacités de travail qu’on leur prescrit, de peur de se faire licencier. Ça, je l’observe de plus en plus, et c’est quelque chose de nouveau. »

Coût pour la société

L’incapacité de courte durée représente un coût pour l’entreprise, qui doit assumer le salaire garanti du travailleur jusqu’à trente jours d’incapacité. Au-delà, c’est la mutualité qui prend le relais, et octroie un revenu de remplacement.

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