L’inondation reconnue comme une calamité naturelle à Nandrin

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Le 16 mai 2018, une violente inondation avait recouvert une partie de la commune de Nandrin, principalement la place A. Botty ainsi que le champ d’Alain Henry. De nombreux riverains s’étaient retrouvés les pieds dans l’eau, à tenter de sauver leur intérieur. C’était le cas de Brice Duchêne, propriétaire de la Tour de Nandrin, un édifice médiéval implanté sur la place et transformé en habitation. L’inondation du 16 mai était sa... 6e depuis 1980 et la 2e en l’espace de dix jours. La tour s’était retrouvée noyée sous 70 centimètres d’eau ! Cuisine, buanderie, bureau, salon, salle à manger, peinture: tout a dû être remplacé. « Et je n’ai pas encore fini ». Heureusement pour lui, son assurance est intervenue partiellement, non sans mal. « Après l’inondation, j’ai reçu une lettre de renom... J’ai eu beaucoup de mal à retrouver une assurance, finalement, celle qui m’avait éjecté à l’inondation précédente a accepté de me reprendre. Mais avec une prime énorme... Car je suis « à risques ». Mais moi, je n’y suis pour rien, je ne vais quand même pas creuser un bassin d’orage sur mon terrain », peste-t-il.

La reconnaissance de l’inondation du 16 mai comme calamité naturelle publique est un soulagement pour lui, dans la mesure où le fonds wallon intervient justement pour les dégâts non assurés ou non assurables. « C’est le cas de l’extérieur par exemple: les pavés, la terrasse, l’allée n’ont pas été couverts par l’assurance. Il faut que je regarde ce qui n’a pas été pris en charge à l’intérieur aussi. C’est bien d’avoir une opportunité de remboursement, même si cela va prendre des mois », commente-t-il.

Le club de foot avait lui aussi été touché : sa citerne à mazout enterrée avait été inondée, de la boue s’était infiltrée dans le bâtiment et le 2e terrain synthétique avait connu des ondulations.

 

Le champ d’Alain Henry, loué pour une plantation de patates, avait quant à lui vu 40 ares détruits. « Franchement, ça ne représente rien du tout. J’ai simplement retiré cette partie de sa location, lui a perdu quelques plants. Mais l’année 2018 a été bonne pour nous, il était très content de ses pommes de terre. Moi, je n’ai rien à réclamer », indique Alain Henry.

2in.jpgL’administration nandrinoise, victime elle aussi des inondations (avec des remontées d’eau par le sol de 5 cm environ dans le bâtiment Musin), ne pourra pas prétendre à un remboursement, puisque ses dégâts ont été couverts par l’assurance de la commune. « Mais nous aurons du travail car nous allons collecter, monter et envoyer l’ensemble des dossiers qui nous sont soumis. Il faut que les Nandrinois qui ont été victimes de l’inondation se manifestent auprès de l’administration », souligne Michel Lemmens, le bourgmestre.

A chaque catastrophe, la commune de Nandrin introduit un dossier de reconnaissance, mais elle n’en a bénéficié qu’à deux reprises. « La première fois remonte à 2007 lorsque l’inondation avait détruit un pont et la rue des Loups à Villers-le-Temple. Le 16 mai dernier, l’événement était hyper localisé, raison pour laquelle seule la commune de Nandrin a été reconnue, je pense. »

Par ANNICK GOVAERS

 

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Commentaires

  • -Pour les victimes des inondations, mis a part les lenteurs administrative, cette reconnaissance, c'est heureux !
    -Pour ce qui concerne les conséquences "de l'idiote fermeture du vallon du ruisseau du Bois de Soheit" par les nouvelles annexes de l'administration communale" c'est un scandale et une honte" Tant les bonzes communaux, que ceux de la région Wallonne, ayants tous voulus et tous octroyer le permis d'urbanisme, sont "entièrement responsables" des déjà "TROIS Inondations du rez de chaussée de l'administration ! Les dégâts engendré, et les coûts de la fermeture des services, occupés courageusement aux évacuation des boues mal-odorantes, devraient être imputé entièrement a ses décideurs aveugles, insensés et entêtes !
    Une enquête sérieuse et neutre de l'origine et des conséquences, se devrait d'être effectuée pour définir les responsables, qui se caches derrière des phénomènes dit exceptionnels.
    Pour rappel, tant la commission consultative de l'aménagement du territoire (CCATM) que moi-même, avions marqué notre opposition a cette implantation, relevant l'évidence du danger des crues épisodiques "bien connues du ruisseau Du Bois de Soheit."
    L'avis de la CCATM ayant été "ignoré, par le Collège Communal" de même que mes interventions pourtant bien motivées lors des: enquête publique communale, recours a la RW, et au Conseil d’État.
    -L’idiotie au pouvoir d'une commune et de la DGO4, inscrites dans la lute contre les inondations et coulées de boue avec forts subsidiations publique, et des octrois de permis d'urbanisation, bravant toute règles élémentaires de précautions !
    L'assurance communale, c'est en fait, nous les citoyens qui la finançons avec nos impôts !
    -Connaissez vous un seul Nandrinois qui aurait demandé idiotement a construire dans cette configuration ?

    André Jaminon

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