N° 2 : Un morceau de l’histoire du ROYAL CERCLE SPORTIF TEMPLIERS (Football).

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Cet article est tiré de la brochure éditée pour le 75ème anniversaire du Club en 1996.

Le 2ème « Souvenir » est une interview de René Paques et de Joseph Radelet rapportée par HD (Hugues Dorzée - je suppose).

 

« En 1946, pour la première fois de son histoire, Templiers accédait en première provinciale. Conversation avec René Paques et Joseph Radelet, deux figures marquantes de cette époque glorieuse.

 

En 1941, Templiers jouait sur un terrain situé dans le pré de chez Godbille, près des remparts de la Commanderie. On portait des magnifiques chandails rouges et noirs tricotés par les femmes du village. Jules Châtelain, Châtelain comme on l’appelait, s'occupait de récupérer les maillots, il n'était pas question de les reprendre chez soi.

C'était lui qui faisait tout dans le club. Il n'y avait pas d'équipe de jeunes, on commençait à 15 ans, soit en première soit en réserve.

C'était l'époque des Piron, Poisseroux, Coulée, Schmidt, Radelet, Caprasse, Ziane, l'équipe glorieuse qui a gagné le championnat 45-46 en 2ème régionale. On est monté en première régionale. Nous étions toujours 11 joueurs, pas un de plus, il fallait composer avec. À l'époque, on ne pouvait pas faire de remplacements.

 

Il n'était pas question d'argent. Parfois les supporters faisaient une cagnotte pour un match important. Le prix d'entrée était fixé à 20 Frs. A l’époque, le p'ti blanc coûtait 5 Frs.

 

Dans la région, il y avait plusieurs clubs, Nandrin, Tinlot, Saint-Séverin et Fraineux, notre rival à tous. Pour le derby, il y avait parfois 500, 600 personnes. Entre eux et nous, c'était la guerre froide.

 

Quand nous sommes montés en première provinciale, le club a déménagé rue des Six-Bonniers. Le samedi, on enlevait les vaches et on nettoyait le terrain pour le dimanche !

 

C'était la belle époque ! On pratiquait un football très offensif. On jouait la tactique du « W-M » :
3 derrière, 2 sur les ailes et 5 attaquants. On marquait un nombre important de goals par saison.

Après les matches, c'était toujours la fiesta. I| y avait des supporters dans tous les cafés, ils nous offraient à boire jusqu'au bout de la nuit.

 

Les entraînements ?

Il n'y en avait pas. Parfois on courait un peu pour garder la forme. Mais le dimanche, on se défonçait. C'était souvent engagé et parfois très musclé !

 

Tout le monde voulait venir à Templiers, c'était le club en vogue du moment.

Et puis l'ambiance était réputée aux quatre coins du Condroz. »

2.jpgPol Meunier : Monsieur Templiers !

Capitaine des Rouge et Noir pendant plus de 20 ans.

 

 

Le prochain « Souvenir » sera une interview de Victor Beaujean, toujours par HD.

 

Article de l’équipe du Blog.

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