La Wallonie a changé les règles de l’examen théorique au permis de conduire.

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Les derniers mois de 2017 avaient vu un rush vers les centres d’examens au permis de conduire voiture. Les 14 centres wallons avaient enregistré 181.708 tentatives au théorique pour un taux général de réussite de 38,32 %. Les candidats voulaient échapper à la réforme de l’épreuve. Depuis le 1er janvier 2018, la notion de la faute grave a été réintroduite.

« À l’heure actuelle, une faute grave équivaut à cinq points de pénalité là où elle n’en valait qu’un seul avant la réforme. Autrement dit, le candidat qui commet deux fautes graves est automatiquement mis en échec puisque le score minimum à obtenir pour réussir l’examen théorique est de 41 points sur 50 », rappelle Carlo Di Antonio, le ministre wallon en charge de la Sécurité routière.

La notion de faute grave vise les infractions les plus importantes du code de la route, comme le franchissement d’un feu rouge ou la remontée d’un sens interdit. Est également concernée la mise en danger des usagers les plus faibles comme les piétons et les cyclistes.

Pour 2018, le SPW comptabilise 69.802 tentatives au théorique, près de trois moins qu’en 2017. Le taux de réussite s’élève en moyenne à 28,50 %, soit un recul de près de dix points. Ce pourcentage est encore plus bas pour les premiers mois de 2018, 23,15 % en janvier et 25,60 %. « Le taux de réussite est globalement meilleur sur le second semestre, tant en 2017 qu’en 2018. Sans doute faut-il y voir un ‘effet vacances d’été’. Les candidats consacrent davantage de temps à la préparation de leur examen théorique et augmentent leurs chances de réussir », pointe le ministre Di Antonio. Le taux est le plus élevé en août avec 33,48 %, devant septembre (32,33 %) et juillet (31 %).

En 2018, près de quatre candidats sur dix (38,73 %) ont décroché du premier coup leur théorique (notre infographie). Près d’une personne sur sept a dû s’y reprendre à au moins quatre reprises pour réussir.

La formation à la conduite a été transférée aux Régions dans le cadre de la 6e réforme de l’État.

« Le Gouvernement wallon a saisi l’opportunité de cette régionalisation pour proposer une réforme visant à renforcer la formation des nouveaux conducteurs et à accroître encore davantage la sécurité routière », souligne Carlo Di Antonio.

La sécurité de tous

Le facteur humain demeure de loin la principale cause d’accidents. Selon les études scientifiques, il apparaît dans plus de 90 % des sinistres corporels. « Les jeunes conducteurs ont un risque d’accident deux à trois fois plus élevé que la moyenne générale. Ainsi, toute mesure qui touche cette catégorie d’usagers est pertinente pour améliorer leur propre sécurité mais aussi pour la sécurité routière en général », relève le ministre wallon.

La Wallonie s’est fixée comme objectif de réduire de moitié le nombre annuel de victimes de la route en dix ans, soit passer sous le seuil de 200 tués à l’horizon 2020.

Article de YANNICK HALLET

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