Delphine Gilman (Nandrin) est annoncé par le PS qui a dévoilé les candidats de l’arrondissement sur la liste provinciale

Lien permanent

Comme en 2014, l’arrondissement Huy-Waremme obtient cinq candidats sur la liste fédérale socialiste pour la circonscription de Liège, qui compte 15 candidats effectifs et 9 suppléants. Une représentativité et surtout une belle troisième place qui devraient permettre au moins à l’un d’entre eux d’accéder au Parlement, si tel est le souhait des électeurs.

 

Le mieux placé est Christophe Lacroix (52), bourgmestre de Wanze et ministre wallon du budget pendant 3 ans et demi (avant le coup du cdH). Il occupe l’enviable troisième place effective, le deuxième homme de la liste derrière Frédéric Daerden qui emmène la liste PS de la province de Liège au scrutin fédéral du 26 mai. Il y a cinq ans, le premier candidat de Huy-Waremme (déjà Christophe Lacroix) n’était « qu’à » la cinquième place effective. « En 2014, à la Chambre, il avait fait un superbe score, 15.628 voix, mais n’avait pas été élu. Le destin a voulu qu’il devienne sénateur coopté puis ministre, avant d’être sorti en juin 2017. Aux dernières communales, il a fait un excellent score personnel à Wanze, 2.667 suffrages, il a non seulement reconduit la majorité mais a aussi la majorité absolue », rappelle Marc Foccroulle, président de la Fédération PS de Huy-Waremme.

 

 

Alors que les socialistes liégeois avaient décroché cinq sièges au Parlement fédéral il y a cinq ans, ils espèrent conserver cinq députés. « Les sondages prédisent quatre, en avoir cinq serait une belle victoire. L’objectif doit être six, pas impossible. L’important est de creuser l’écart avec le MR », note Frédéric Daerden. A la troisième place, Christophe Lacroix a donc toutes ses chances de devenir député fédéral. Il a annoncé vouloir rester bourgmestre si tel était le cas, en cumulant les deux fonctions mais en reversant son salaire de bourgmestre (le PS a adopté une règle de décumul financier NDLR). Le Wanzois prétend-il à un poste de ministre ? « On n’est jamais à l’abri d’une surprise, comme en 2014, mais je ne suis pas candidat ministre dans l’état actuel des choses », répond-il.

Autre candidat masculin à connaître sa place sur la liste : Hervé Rigot (45), actuel échevin des travaux à Waremme, sera troisième suppléant. Il représente l’arrondissement de Waremme. « Il y a un an et demi, loin de moi était l’idée de revenir en politique, j’ai aujourd’hui retrouvé le bonheur de m’investir à Waremme et pour la gauche. J’avais aidé Michel Daerden lors de sa campagne en 2004, je veux à présent épauler Christophe Lacroix pour qu’il soit notre premier élu à Huy-Waremme, c’est un modèle pour moi », commente-t-il.

Les trois autres candidatures sont acquises (votées à l’unanimité) mais leur place sur la liste n’a pas encore été déterminée.

Il s’agit de Carine Renson, Hannutoise de 50 ans, échevine des affaires sociales sortante, désormais chef de groupe PS dans l’opposition à Hannut. « C’est une habituée des élections, elle était encore candidate aux dernières communales et provinciales », introduit Marc Foccroulle. « Je ne suis pas essouflée pour autant« , sourit-elle.

 

 

Vient également Samuel Moiny, conseiller communal de 23 ans à Amay, militant socialiste depuis sept ans, et secrétaire politique des Jeunes Socialistes au niveau national de 2015 à 2017. « Je constate beaucoup de défience des jeunes envers la politique et la gauche, il y a une resurgence de pensées conservatrices ou d’appel à des solutions simplistes qui m’inquiète », souligne-t-il.

Enfin, une nouvelle recrue, en la personne de Delphine Gilman (40), Nandrinoise jusqu’à présent non investie en politique. Elle a été attachée parlementaire du groupe au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avant de devenir responsable de la communication interne au CHU de Liège. « Habituée à l’ombre, j’avais envie de donner une autre forme à mon engagement. »

 

 

La liste

Voici les candidats dont la place a été désignée :

>Christophe Lacroix 3e effectif (Wanze)

>Hervé Rigot 3e suppléant (Waremme)

Les places ne sont pas encore fixées pour les autres candidats :

>Carine Renson (Hannut)

>Samuel Moiny (Amay)

>Delphine Gilman (Nandrin)

Le programme

Côté programme, celui-ci doit encore être finalisé mais quelques grands axes se dégagent : réduire le temps de travail (à salaire égal), souple et négociée secteur par secteur, instaurer un impôt sur les grandes fortunes, taxer les géants du web GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) et les grandes entreprises qui favorisent les actionnaires à la création d’emplois, améliorer le pouvoir d’achat, passer le salaire minimum à 14 euros/heure et diminuer la TVA sur l’électricité de 21 à 6 %. Le PS mise sur l’écosocialisme (avec pour piliers le climat et le pouvoir d’achat) pour convaincre les électeurs.

  

Les Rouges ne mâchent pas leurs mots concernant le bilan et l’attitude des ministres du gouvernement MR-NVA. « Ils ont fait payer leurs cadeaux aux entreprises et actionnaires, sur le dos des travailleurs et allocataires sociaux, ils ont détricoté des pans de la protection sociale et mis à mal la concertation sociale. Ce n’est pas pour rien que les partenaires sociaux ont abouti à un pré-accord alors que le gouvernement est en affaires courantes, avant cela, la majorité était tellement du côté du patronat que c’était deux contre un ! », tacle Frédéric Daerden.

Les problématiques de Huy-Waremme

Pourquoi est-ce imporant d’avoir des représentants de Huy-Waremme au fédéral ? « Il y a trois matières, par exemple, qui nous concernent de près, répond Christophe Lacroix. D’abord, le désinvestissement de la SNCB à la gare de Statte, une desserte pour toute la rive gauche et qui évite d’engorger le centre de Huy. Les cadences de trains diminuent et la gare a même fermé. A Waremme aussi, il y a une menace sur la fréquence des trains vers Bruxelles. Ensuite, la justice, la justice de paix, les services publics. Le service financier a fermé à Hannut. Et certaines affaires judiciaires seront désormais plaidées à... Verviers. Enfin, la pénurie de médecins généralistes frappe notre arrondissement semi-rural. La limitation des quotas INAMI favorise clairement la Flandre ».

Marc Tarabella espère rester à l’Europe

Le 26 mai, les électeurs voteront aussi pour le scrutin européen. Alors qu’il occupait la deuxième place effective derrière Marie Arena en 2014, Marc Tarabella (56) souhaite cette fois occuper la première suppléance. En effet, Paul Magnette, tête de liste, a annoncé qu’il privilégierait le mayorat de Charleroi, ce qui propulserait d’office l’Anthisnois au Parlement européen. « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », philosophe-t-il. Le bourgmestre d’Anthisnes et déjà député européen entame ainsi sa seizième campagne électorale (6 communales et 10 supracommunales).

À l’Europe, les socialistes donnent trois priorités : l’harmonisation fiscale entre les pays membres pour supprimer les iniquités, l’inclusion sociale (« trop de disparités existent, il faudrait une même sécurité sociale pour tous les citoyens ») et une relance économique « intelligente » liée au développement durable.

PAR ANNICK GOVAERS

Source 

 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel