Poésie Nandrinoise : « Le Grand feu »

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À l’époque de nos anciens villages, en attendant les premières fleurs du printemps et des journées plus claires, c’était le moment de réduire nos haies, arbres et autres végétations devenues trop généreuses.

rb.jpgC’était l’époque de tout tailler pour rendre une jeunesse à notre poumon de verdure. Il fut un temps où chacun sautait la clôture pour aider son ami voisin pour en faire de même et le travail fini, se réjouir autour d’un grand feu et oubliant pas d’y mettre des « patates pour bien les péter », tenir sur une longue tige, bien forte une belle saucisse et sortir la bouteille de Peket après une longue journée au grand air…

C’est un peu ce que vous allez lire ci-dessous :

« Traditionnel état de grandes festivités
Et qui de par le monde donne tant de joie
Dans l’oubli du présent carnaval endiablé
La fête bat son plein là dans tout son état
Plus près de nous aussi dans nos vertes campagnes
Au temps passé c’était la fête du grand feu
Que de préparatifs pour tout cet amalgame
Et que de peines aussi mais qu’on était heureux
Tout au long des semaines par bande les gamins
On allait charriant à la ronde ramassant
Taille de haies d’épines et ce avec entrain
Afin de le monter on voulait qu’il soit grand
Les fagots et l’argent recueillis au hameau
Pour l’achat du pétrole ce liquide flambant
Servait à l’allumer à l’aide d’un flambeau
Récolté dans la joie ensemble deux jours avant
Le jour est arrivé c’est le moment suprême
La « macrale » hiver sur le tas est juchée
Les derniers fiancés du mois même
Avaient l’ultime honneur d’allumer le brasier
Et dans les rondes folles les masques et les costumes
Près du feu crépitant dans le soir étoilé
La goutte de genièvre l’on buvait de coutume
Dernière gerbe de flammes l’hiver est consumé. »

Texte d’André HARZIMONT dans les « Rêveries est souvenirs dans la marche du temps. »
Article publié dans le bulletin communal « CARREFOUR Printemps 1995 »

Le temps passe, les gens, les règlements changent et les traditions changent !
Doucement nous perdons notre identité… nous nous tuons lentement !

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